Cf. Tzetzès, Schol. in Posthom
beautés originales d'Homèrt» pour s'affranchir en partie du goût prédominant. Bien doué pour la versification, il n'avait du reste ni force d'invention, ni sensibilité profonde : c'était par nature un imitateur, qui a dû vivre uniquement dans les livres, étranger ou indifférent à son temps. Sans autre dessein que de trouver un emploi à son talent, il entreprit de condenser en un récit épique les principaux événemenis de la guerre de Troie après la mort d'Hector.
Son poème en quatorze chants, intitulé la Suite dBomhe (Ti [asO' *X)(i.tqcov) *, commence où linit V Iliade: il raconte la mort de de Pentliésilée, celle de Mcninon. celle d'Achille et ses funérailles (1. I-III), les jeux funèbres célébrés en son honneur, la querelle des annes et la mort d'Ajax (1. IV et V), les exploits d'Eurypylos et ceux de Néoptolème, la mort d'Eurypylos (I. VI-VIll), la bataille sous les murs et la venue de Philoctète (1. IX), la mort de Paris, l'assaut repoussé., la construction du cheval de bois, la ruse de Sinon, la mort de Laocoon, les prédictions vaines de Cassandre, la prise de la ville (1. X-Xlll), le départ des Grecs, la tempête et la mort d'Ajax le Locrien (1. XIV). C'est, comme on le voit, une série continue de récits sans unité intime. Le poète en a pris les éléments dans les vieilles épopées cycliques, ou plutôt dans les mythographes qui en avaient déjà condensé la substance ; il a pu s*inspir»T aussi de quelques autres poètes, peut être même de Virgile; mais il semble n'avoir prt*s<jue rien demandé à la tragédie. Pour le détail des pensé(»s et du style, il suit d'aussi près que possible Homère, Hésiode, Apollonios
1. (V<'St lo titre du i»riiiLii>al iii:iiiuscril, confirnic par le scol. di? Vl/iade, II, 2i0. Le titre Ta lîapaXcJTzopLsva *0|ir,pou parait \A\xs récent et moins autorisé. — Sur o»; itoèuic, cousultor les Prolégomènes d'A. Kœchly dans sou édition de 18o0. (Voir la Bibliogr. on tète de ce chaiûtrr*.)