‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 515 sur 605 · Même recueil · texte numérisé non relu

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908 GIIAP. VII. — L*ORIENT GREC AU IV® SIÈCLeI

descriptif. Nulle élude de caractère ou de sentiment, nulle scène pathétique, nulle peinture poétique de la ualure ou des hommes. L'intention du poète parait avoir été simplement de rattacher la légende des Argonautes au cycle orphique, en constituant un récit oii Orphée jouerait le rôle principal *. Mais ce rôle même n'a n'eu de vraiment intéressant ; car Tinvention a manqué en cela comme en tout le reste : toute raclion d'Orphée consiste en chants, on prières, en cérémonies rituelk>. Les aventures proprement dites sont fort écourlées, surtout dans la fin : pour l'auteur, l'intérêt n'était pas là.

Nous ignorons par qui ces poèmes ont été composts. Mais il est certain qu'ils n'ont pu naître et se faire apprécier que dans un cercle fort restreint. Ce sont des œuvres d'école et de secte; elles s'adressent à des lettrés qui sont en même temps des initiés. Jamais lo grand public n'a pu y chercher le genre de satisfaction qu'on demande en général à la poésie.

Si celle-ci a eu vraiment quelque succès au iv« siècle, c'est plutôt, en dehors de l'épopée, sous la forme d'épigrammes, de chants anacréontiques, de courtes et légères compositions, poèmes de société etde circonstances. Mais comme il est impossible, en ce genre, de distinguer ce qui est propre à chaque siècle, nous embrasserons toute cette poésie dans son ensemble, au chapitre suivant, h propos de sa dernière floraison dans Tentourage de Justinien.

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D'une manière générale, l'infériorité littéraire du polythéisme, relativement au christianisme, est frappante au IV® siècle. H y a dans l'église chrétienne, en ce temps,

!• Voir le préanihulo.

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