Socr., VI, 3 ; Sozom
pcr. Spirituel et hrillanl, il fréiiuentait alors le monde et se plaisait même au théâtre '. Mais cette péritxle profane fut Je courte Jurée. Ses réflexions personnelles cl les conseils J'un ami intime^ nommé Basile, Jont il nous parle avec beaucoup Je charme, le tournèrent très jeune encore vers l'ascétisme 2. Il semble Tavoir pratiqué J'aborJ sans quitter Antiochc, vivant chez lui J'une vie austère, s'aJoimant à l'éluJe et à la méditation de> Ecritures, et suivant les leçons Je DioJore et de Cartérios, en compagnie Je ThéoJore,. le futur oveque de Mopsueste. Sa haute réputation, la situation de sa famille, l'influence Je ses amis le Jésignaient dès lors pour Tépiscopat ^ ; mais il sut se dérobera cet honneur, tout en le faisant conférer à son ami Basile. Lui-même, quittant la ville vers 373, se retirait dans les montagnes qui l'avoisinaicnt, et il y passait d'abord quatre ans sous ladirection d'un vieux moine, puis deux ans, seul, dans une grotte *. C'est à cette première période de sa vie religieuse, entre 370 et 381 environ, période de retraite et d'ascétisme, qu'appartiennent plusieurs traites dont nous parlerons plus loin. On y sent, sous la beauté de la forme, un manque de mesure, une certaine exagération Je Joctrine, qui trahissent, en Jeliors d'une tendance naturelle, l'intransigeance et la logique outrée d'un esprit que la vie n'a pas encore mûri.
En .'{81, Jean, revenu à Antioche et âgé d'environ trente-cinq ans, est ordonné diacre par lévèque Mélèce; cinq ans plus tard, l'évéque Flavien fait de lui un prêtre. PenJant plus Je Jix ans, jusqu'en 397, il vit à côté