Voy. plus haut, p
2. Édition critique annotée, de A. Wernicke, Leipzig, 1819. Même édition, revue et corrigée par K. Lehrs, à la suite de VHéëiode, de Didot, Paris, 1839. Recension de A. Kœchly, Zurich, 1850.
3. Suidas, K*jpo; IlavoTcoXtTY); et BeoSiiio; à |ttxp6ç. Cf. Évagrios» Hist. eccL, I, 19.
4. Il semble qu'il fût encore païen alors. Suidas (^eoSiatoç) : Kot- OaepeîTai yovv... a>; ''EXAr,v xat ^aaiXetav êXTCt![a>v.
aucune de ses épopées, et nous en ignorons tout juîiqu'aux titres*. Kyros ne nous est plus connu comnie poète que par six épigrammes de VAntAologie^. (a*s courts morceaux sont d'un homme d'esprit et d'un versificateur habile, qui a profité des exemples de Xonnos.
Colouthos était, lui aussi, un Egyptien '. Né à Lycopolis dans la Thébaïde, il vécut, selon Suidas, au temps do l'empereur Anastase (491-518). Le même biographe lui attribue une épopée mythologique en dix livres,. la Chasse du sanglier de Cal//don(Kxk\}^mvixx,i), qui semble avoir été son œuvre principale; une autre épopée. les Persiques (llepcijti), dont nous ignorons la nature: enfin, dos Éloges en vers épiques, ('Eyxco(i,ix Ji' ècciv). Il oublie de mentionner la seule œuvre de Colouthos qui ail subsisté, la courte épopée en 392 vers intitulée VEnlèventent d Hélène ('Elévri^ ifizocfr,). Le titre en indique suffisamment le sujet. On y retrouve la facture commune à l'école de Nonnos, mais c'est bien la plus médiocre production de tout ce groupe de poètes : rien de plus sec, de plus froid, ni, pour tout dire d'un mot. de plus insignifiant. Le texte en est, de plus, fort altéré*.
Entre ces pâles imitateurs, le seul qui mérite d'être appelé poète est Musée. Sa personne nous est entièrement inconnue, mais sa manière le rattache manifesle-
1. On a yu plus haut (p. 906) pour quelles raisons il est impossible de souscrire â la conjecture de Benscler, qui lui attribuait le poème aujourd'hui anonyme Sur la guerre contre les Blémyes.