‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 554 sur 605 · Voir IV · texte numérisé non relu

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dans le détail. Les vices qu'il signale sont ceux de certains princes, et non ceux de rinstilution impériale elle-même. Quant à la destnictitm de la religion nationale, il la considère en païen superstitieux, au jugement <le qui les dieux, négligés ou reniés, ont retiré à l'empire leur proteclion. C'était déjà le point di^ vue d'Eunape. Comme lui aussi et pour la mèriie raisou, ZcKsime est sévère pour les empereurs qui ont favorisé le christianisme, pour Constantin et Théodose particulièrement. En somme, l'histoire qu'il nous a laissée, sans répondre à ce qu'elle semble promettre, est encore une des meilleures œuvres historiques de ces derniers temps. Nette et judicieuse, bien informée, sincère . elle est de plus clairement écrite, sans longueur, sans mauvais goût, et d'une forme beaucoup moins prétentieuse que celle d'Eunape ^

Des autres historiens du même siècle, dont il nous reste des fragments de quelque importance, deux seulement sont à distinguer ici : Priscos et Malchos. — Prisées, né à Panion en Thrace, fut sophiste, puis homme d'Etat sous Thépdose II et Marcien *. Les Déclamations (MeAerxi) et les Lettres que lui attribue Suidas sont perdues. Son œuvre historique, en huit livres, semble avoir porté le titre général à' Histoire byzantine ('Icropia Bu- ÇavTtaxy; ) : mais diverses parties étaient désignées par des titres distincts (Ta xar' 'AmfjXav, *IoTopia ToTÔur;); elle se rapportait aux choses jcontemporaines ^. 11 nous en reste des fragments étendus, consistant en récits de

1. Photius, cod. 98. Comme l'histoire d'Eunape, et pour les mêmes raisons, celle de Zosimc fut soumise à une révision qui en fit disparaître les passages les plus offensants pour le christianisme. Cette seconde édition était déjà la seule que Photius put se procurer et c'est celle qui nous est parvenue.

2. Suidas, HpiV/o; llaviTT,;. — C. Mûller, Fragm. Hist. Gr„ ï\\ p. 69.

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