‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 555 sur 605 · L'HISTOIRE: HISTORIENS SECONDAIRES · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE: HISTORIENS SECONDAIRES

siècles, d'ambassades ef de négociai ions, parmi lesquelles ligure celle dont Priscos lui-même fut chargé K Autant qu'on en peut juger, son ouvrage olFrait un exposé des faits détaillé, exact et assez clair, mais monotone et terne, qui ressemblait plus à un journal qu'à une histoire proprement dite -. — Malchos, de Philadelphie en Syrie, agrandit et continua, quelques années plus tard, le récit de Priscos ^ Son histoire byzantine (BuC^tvr.xxa, en sept livres) commençait à Constantin et devait aller jusqu'à l'avènement d'Anaslase (491) *, Il semble avoir été interrompu par la mort de l'auteur. Photius en fait un grand éloge, que les fragments ne justifient pas ^ L'œuvre de Malchos, intéressante par les faits eux-mêmes et empreinte d'une certaine couleur dramatique^, ne parait pas s'être élevée au-dessus de la médiocrité.

Candidus d'isaurie, Capiton de Lycie, Eustathios d'Epiphanie en Syrie, autres historiens de la fin du v* siècle ou du commencement du vi®, n'élant plus connus que par quelques fragments ou par un petit nombre de témoignages, n'ont plus pour nous de physionomie vraiment individuelle, qui les rendent dignes du moindre intérêt littératre ^.

Cette lignée d'historiens se continue sans interrup-

1. Fragments de Priscos, C. Mûller, Fragm. Ilist. Grxc, IV, p. 71 et suiv. ; Dindorf, Hist. Gr. min.» I, p. 275 ot suiv.

2. Voir par exemple le fr. 8 de Dindorf, contenant tout le récit de l'ambassade auprès d'Attila dont Priscos fit partie.

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