‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 563 sur 605 · L'ÉCOLE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE D'ATHÈNES

traits ou des fragments * : un seul, le commentaire sur les Vers d'or pythagoriciens, nous est parvenu dans son intégrité: remarquable par la simplicité du langage, il se fait goûter aussi par l'élévation morale, par la sincérité du sentiment religieux *.

Hien plus important par le rôle qu'il joua dans l'école est Syrianos, disciple lui aussi de Plutarque, auquel il succéda vers 431 comme chef d'école. Nous ne savons presque rien de sa vie ni de sa personne'. Proclos, qui fut son élève, parle de lui avec une vénération enthousiaste. 11 se plaît à dire qu'il lui doit tout : il le représente comme une sorte de révélateur inspiré *. Syrianos, selon l'habitude de l'école, commentait devant ses disciples les traités d'Aristote et ceux de Platon ; la lecture dWrislote était comme une première initiation^ comparée aux « petits mystères » ; celle de Platon constituait l'initiation finale et complète, la révélation vraiment divine. Le mérite du maître était d'y découvrir, devant ses fidèles éblouis, des profondeurs de spéculation qu'ils ne soupçonnaient pas. Un commentaire littéral, serrant le texte de près, aurait paru à ces esprits exaltés pauvre et froid. On savait gré au professeur de se transformer en hiérophante, on le suivait avec une admiration enthousiaste dans ses aperçus de haute spiritualité, dans ses effusions mystiques, comme aussi dans les développements subtils où il

1. Photius, cod. 214, analyse son traité ri*p\ icpovota;. Divers morceaux d'autres ouvrages de lui figurent dans le Florilège de Stobée. — Sur la doctrine de Hiéroclès, voir Zeller, t. V, p. 733.

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