Éd. Mullach-Didot, Fragm. Phil. Gr., t. I, p
3. La notice de Suidas (^uptavd;) donne simplement une liste de ses écrits.
4. Proclos, Plat. TheoL, p. 216 : K«\ Aapafiéficoxtv r.piiv tôt; caytoû (iv<rratc àicrxpi6(0(iévr(V xTty n&pi aCiTr,; (il s'agit de -^ oùpavoO ^aaiXcta) àXvjdsiav. IbiiL, p. 20 : tov f,{iéTepov iiyt\khyoL, tov u>c àXTjOûc pixxov, oç «pb; Tov n).dtT(i>va î:a?ip«ivT(i); iv^isâ^cov..., etc.; et ailleurs (tn fim,, 315 B) l av(i)6ev tinrntp itzh «rxoiciâ; ta ovta OsupirSvo;.
montrait comment les doctrines de Pvthafforc. de Platon et d'Aristote s'accordaient avec les révélations d'Homère, d'Orphée et des Oracles. Toutefois, Syrianos, à ce qu'il semble, suggérait plus d'idées neuves qu'il n'en inventait lui-même. Sa part personnelle dans la doctrine néoplatonicienne parait avoir consisté surtout eu ce qu'il établit encore plus de distinctions et de divisions que ses prédécesseurs dans la hiérarchie des êtres, préparant ainsi l'organisation défînitivo du système qui allait s'achever entre les mains de son successeur. Ses écrits, probablement nombreux, étaient des commentaires sur les principaux ouvrages de Platon. Nous ne les connaissons plus que par les citations et témoignages qui abondent dans les œuvres de Proclos*.
Le plus puissant de ces rêveurs subtils fut incontestablement Proclos : ce fut le seul parmi eux qui fît preuve de génie. Depuis trois siècles déjà, le Néoplatonisme cherchait sa forme définitive. Plotin, après Âmmonios Saccas, en avait posé les principes et institué la méthode; Porphyre, avec sa science, l'avait enrichi, documenté, consolidé et vulgarisé ; Jamblique y avait introduit un élément important de rêverie mystique et de spéculalion subtile; Proclos condensa tout cela, en précisa les détails, et organisa le tout en un vaste système. Ce qu'il ne put pas faire, ce fut de rendre la vie à des théories qui avaient perdu depuis longtemps le contact vivifiant de la réalité 2.
Issu d'une famille riche de Xanthos en Lvcie, Proclos
1. Sur la philosophie <le Syrianos, consulter Zeller, Ph. d. Gr., t. V3, p. 739-774. — La liste d'écrits donnée par Suidas est fort suspecte, car elle est on partie la môme que ceUe qui figure ailleurs sous le nom de Proolos. Les œuvres de rhétorique de Syrianos ont été mentionnées plus haut (p. 984) : ce sont des commentaires aur Ilermogéne, qui ont été publiés par Hugo Rabe dans la Bibl. Teu])ner (Sy riant in Uermogenem commetitaria, Leipzig, 1894).