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HËGÉSIAS D£ MAGNÉSIE 89
(l'état, dans des débats imaginaires ^ Cela valait niieux^ sans doute, que de composer, comme les anciens sophistes, réloge du « moucheron » ou celui de « Busiris ». Mais ces harangues n'en étaient pas moins des exercices décole assez creux, et que Toubli toujours croissant de la réalité devait faire verser de plus en plus dans le belesprit et dans le mauvais goût. Denys d'IIalicarnasse esi très sévère pour toute cette rhétorique -. Il la traite d' a imbécile » et de « barbare ». Nous ne pouvons plus en juger avec assurance : elle a péri presque tout entière. II est pourtant probable qu'il avait raison au fond, et que ses vivacités de langage, dont l'excès sent la polémique, n'étaient pas tout-à-fait imméritées.
Une douzaine de noms de rhéteurs appartenant au ni' et au ii* siècle sont arrivés jusqu'à nous ^. Le plus connu, le seul peut-être qui mérite un bref souvenir, est Hégésias de Magnésie, qui vivait vers le milieu du ni* siècle *. C'était un polygraphe, qui avait composé, outre SCS œuvres oratoires, au moins un écrit historique : une histoire d'Alexandre le Grand ^ Ce qui fait que le nom d'IIégésias mérite de survivre plus peut-être que quelques autres, ce n'est ni l'intérêt de ses œuvres, aujourd'hui perdues, ni son talent, car il est malmené p^r les critiques anciens les plus autorisés: — mais c'est son influence. Il est en effet le représentant prin-