‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 58 sur 605 · Qiiintilicn« II · texte numérisé non relu

Qiiintilicn« II

i. Denys d'Halic, Préface de ses Jugements des orateurs anciens. V»ir aussi Cicéron/ dans le Brutus,

>. Cf. Susemihl, 11, p. 462 et suiv. — Citons s«*ul(;mont, pour mémoire, Matris de Thôbes, dont V Éloge (THéraklès a été lu principale source des récits de Diodore, I, 24, 4.

«. Il était postérieur à Charisios, dont il suivait les exemples (Cicéron, Brutus, 83), et antérieur à récolo de Porganic, qui réagit contre son influence.

5. Plutarque, Alex., 3. — Les fragments d'Hégésias ont été rccut;iUis par C. MûUer à la suite de son Arrien (Bibl. Didot), dans Us Fragments des historiens d^ Alexandre, p. 138-144.

cipal de ce qui s*est appelé plus tard m Téloquence asiatique )) ^ Il a servi de modèle à de nombreuses générations d'orateurs ou de rhéteurs. Son goût, ou son manque de goût, a fait école. Des historiens même ont essayé d'écrire comme lui. Et, à cause de cela, il est nécessaire de se demander comment il écrivait.

Les critiques anciens nous le représentent comme un écrivain prétentieux, un bel-esprit vide d'idées et de sentiments, riche de mots affectés, de métaphores bizarres, de tours recherchés, -de jeux de mots et de pointes, de rythmes sautillants et incongrus*. C'était une sorte de Trissotin. Quelques citations textuelles nous permettent d'en juger. La plus longue est donnée par Denys: c'est une page de V Histoire d* Alexandre où est raconté un épisode du siège de Gaza. Il est difficile, après l'avoir lue, de ne pas souscrire au jugement de Denys, qui déclare que ce récit a l'air d'être fait par quelque plaisantin efféminé '. Un autre passage cité par Strabon *, semble tiré d'un discours : ce sont quelques lignes sur l'Acropole d'Athènes; rien n'est plus guindé, plus déclamatoire et plus froid ^

Cette rhétorique naquit dans les cités grecques d'Asie- Mineure, qui n'avaient ni les traditions de l'Atticisme, ni, à cette date, aucun sérieux : on y vivait mollement.

1. Il s'agit ici de la première forme de l'éloquence asiatique. Sur la deuxième forme, cf. plus bas, ch. VI.

2. Voir surtout Gicéron, Brutus^ 67 et 69; Denys d'Halic, Arrang, des mots, c. 18; Théon, Progymnasm . » t. I, p. 169 des Rhetores graeci de Walz (t. II, p. 71, Spengel) ; Pseudo-Longin, Sublime, 3, 2 ; Quintilien, XII, 10,16-17.

3. *Ticb yuvaixuv i^^ xaTcay^tcov àvOp(tfic(i>v... xal ovSèv tovtcov \uxa oiiou- 8?j(, àW inX ^Xeuaff(i,b) xa\ xaTaYiXwTt.

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