‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 570 sur 605 · Suidas, IlpiffSet · texte numérisé non relu

Suidas, IlpiffSet

4. Comment. lUpl '^ux^i* tl^^ns les Comment, gr. in Aristotel., t. XI; riepi o'jpavoO, mémo collect., t. VII; Sar la physique, t. IX, X; Sur les ratéf/ories, t. IV, 1. — Comuicntairo du Manuel d'Èpictete, ôd. de Schwoighœuser, avec trad. lat., 2 vol in-8% Leipzig, 1800: éd. de Duehner, jointe au Théophraste de la Bibl. Didot, Paris, 1840.

la majorité des lecteurs. D'une manière générale, l'auteur s'y est proposé d'appuyer les propositions d'Épictète sur la psycliologio et la métaphysique néoplatoniciennes; et, en cela, son livre a quelque chose de scolastique; car c'est tout un exposé de philosophie traditionnelle, à propos d'un livre purement moral ; mais cet exposé possède une certaine force d'exhortation et d'instruction, qu'il doit à un examen sérieux, simple et sincère des choses en question.

L'édit de Justinien, de 529, mit fin à renseignement public de la philosophie néoplatonicienne dans Athènes». L'école fut fermée, ses biens furent confisqués. Mais la doctrine ne s'éteignit pas pour cela. Les philosophes, bien qu'il leur fût interdit de professer ieurs iiiées, semblent être restés réunis encore à Athènes quelque temps. Puis, en 332, l'avènement au trône de Perse de Khosru Nushirvan ou Chosroès, prince instruit et favorable à l'hellénisme, les décida à se rendre auprès de lui. En 335, Chosroès concluait avec Justinien un traité de paix, où il stipulait que les philosophes ne seraient pas inquiétés pour leurs croyances. Ceux-ci rentrèrent dans l'Empire, mais il semble que les derniers représentants de l'école aient préféré dès lors le séjour d'Alexandrie à celui d'Athènes.

Nous y trouvons encore, dans la fin du vi® siècle, un philosophe d'un certain renom, Olympiodore le jeune, qui parait s'être attaché surtout à commenter Platon '. .\ous avons de lui un commentaire sur le Premier Alexbiadt\ avec une Vie de Platon en manière d'introduction, d'autres commentaires sur le Gorgias, sur le Phiièbe; et, aussi, sur la Météorologie A* Xrisiole^. On n'y trouve

1. Quelques renseignements personnels sur lui dans sa Vie de Platon, p. 2, Weslermann, et dans son commentaire du Gorgioi, p. 153. lahn.

2. Vie de Platon» dans les Biographici scriptores de Westeruiann,

guère d'originalité ni littéraire ni philosophique. — Au delà, le dernier nom à citer est celui de David TArraénien^ disciple d'Olympiodore ; quelques traces de son enseignement ont subsisté dans des scolies sur la logique d'Aristote. — Antérieur peut-être à David, mais postérieur à Damaskios, Hérennios, dont nous ne savons' d'ailleurs rien, nous a laissé un Abrégé de métaphysique ('EÇvi-j'Ti'Tt; eU Ta iMta^ixa), de médiocre valeur *.

L'école néoplatonicienne et avec elle la philosophie hellénique disparaissent ainsi vers la fin du vi« siècle. A ce moment, les classes élevées de la société sont entièrement gagnées au christianisme. Une philosophie non chrétienne est devenue im;)ossible dans le monde grec. Ses derniers adeptes ont du s'éteindre obscurément, sans que l'histoire ait mémo pris soin de noter leur disparition. Seule, la doctrine survit en se modiflant. Dès le vi* siècle, la philosophie de Procloa passe en grande partie dans la théologie byzantine ^ Jean Philoponos est un disciple d'Ammonios, et commente, au point de vue chrétien, la doctrine néoplatonicienne de Proclos. Cette même doctrine se retrouvera encore au vin' siècle, en partie au moins, chez Jean de Damas, qui la transmettra aux écoles de Byzance. Organisme stérilisé, qui depuis longtemps a perdu toute force vitale en perdant l'indépendance de la pensée.

La philosophie néoplatonicienne, par le tour mystique

Brunswick, 1845, réédité à la suite du Diog. Laërce de la Bibl. Didot. Paris, 1853. et dans la plupart des éditions de Platon. Commentaire Sur le premier Alcihiade, éd. Crcuier, Initia philosophix, etc., t. II. Francfort, 1821; Sur le Phédon, éd. Finckh, Heilbronn, 1847 ; Sur le Pkilèhe, dans l'édition du Phdèbe de Stallbaum, Leipzig, 1820-36; Sur le Gorgias, éd. lahn, Jahrbuch, supplém., t. XIV. Commentaire sur la météorologie d'Âristoto dans l'édition de Ideler, 2 vol.. Leipzig, 1834-36.

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