‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 586 sur 605 · Voir plus haut, p. 1000 et · texte numérisé non relu

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3. EudocisB Augustœ reliquiœ, éd. A. Ludwich, Bibl. Teubncr, I.eipzig» 1897.

4. E, Bouvy, Poètes et Me'lodes, Nîmes, 1886;Bardenhewer, PatroL, I 86.

1006 GHAP. VIII. — LA FIN DE L'HELLÉNISM

part^ elle use de la versification dite a rythmiqu fondée sur Taccent tonique et non sur la quantité, a sa place marquée dans une histoire de la littéral chrétienne, mais non dans une histoire générale d littérature grecque.

Nous voici donc arrivés au terme de cette Ion étude qui embrasse une succession ininterrompue d viron dix-sept siècles. Elle a commencé dans la Gi primitive, préhistorique, avec les prédécesseurs connus d'Homère; elle vient s'achever dans les cloii d'Orient, vers le temps où Héraclius prend parti pour Monothélites et laisse démembrer son empire par Arabes.

C'est en effet entre les mains du clergé que toui qui reste de littérature est à peu près concentré à f tir du VII* siècle; aucune forme de pensée ne subsi: qui ne soit marquée des préoccupations ecclésiastiqu Par suite, tout le mouvement des esprits est circons( dans des disputes d'orthodoxie. Plus de recherche, p d'essor libre d'imagination, plus de philosophie ni ( loquence. L'hellénisme a cessé d'exister, et le byzai nisme lui succède.

Mais cet hellénisme, qui disparait, demeure en réa comme un des éléments les plus durables et les p importants du patrimoine moral de l'humanité. En loppé d'oubli^ ou mal compris et mal apprécié pend plusieurs siècles, il reparaîtra au temps de la Renî sance avec un éclat admirable; et il suffira qu'il re raisse pour que le monde soit transformé. Par lui moyen-âge prendra fin tout à coup; et voici que. d une société avide de pensées et de connaissances jettera, comme une semence féconde, toutes les id qui constitueront un jour la science et la consciei modernes. Une puissance merveilleuse sortira de li

puissance de recherclie et puissance de création à la fois; tout un afflux de poésie, de morale^ de religion humaine^ de beauté; un rayonnement soudain de vérité, qui éclairera tous les problèmes, ou qui les fera brusquement apparaître;, une force irrésistible, qui secouera les préjugés, qui ébranlera même les institutions sociales, et qui poussera Thomme vers Tavenir. Rien de pareil, si Ton y songe, n'a été vu nulle part. Les autres grands mouvements qui ont agité Tbumanité se sont affaiblis peu à peu ou transformés. Mais l'influence de l'hellénisme, une fois restaurée, n'a jamais diminué en réalité; car les autres influences qui peuvent paraître lui succéder dans le monde moderne procèdent de la sienne et n'en sont que la continuation. Et cela tient à une raison bien simple : c'est que l'hellénisme n'avait été que le développement libre de la nature, en ce qu'elle a de meilleur et de plus nécessaire. En le retrouvant, l'humanité n'a fait que se retrouver ellemême et que renouer sa tradition.

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