DERNIERS POÈTES
vue de Torthodoxie, le savoir doctrinal et philosophique approprié aux besoins du temps, fait disparaître jusqu'au désir de Taugmonter *. 11 marque donc comme le terme extrême où vient expirer Teffort de la pensée grecque.
Ce rapide aperçu des derniers siècles de la littérature grecque chrétienne devrait être complété par quelques indications sur la poésie religieuse, s'il y avait vraiment en ce temps une poésie religieuse qui put se rattacher à la tradition hellénique. Mais c^lle qui essaie de garder la forme classique se réduit vraiment à trop peu de chose.
Nous avons parlé plus haut de la paraphrase de TÉvangile de S. Jean par Nonnos au début du v* siècle et des poèmes religieux de Georges de Pisidie (commencement du yii« siècle) *. Cela suffit pour caractériser ce genre, et nous n'aurions rien de plus à en dire quand nous jugerions à propos de citer des œuvres intermédiaires, telles que les récits dévots de l'impératrice Eudocie, femme de l'empereur Théodose II (408-450) ^ — La vraie poésie religieuse de ce temps est celle des Chanteurs (MeXwSot), qui commence au vi® siècle avec les hymnes de Romanes et se perpétue, non sans éclat, jusqu'aux Canons de Jean de Damas et de son frère Cosmas, au viii®*. Celle-là du moins est naïve et sincère, elle a sa beauté ; mais elle est doublement étrangère à la tradition classique : car, d'une part, elle s'inspire uniquement du pur sentiment chrétien, et d'autre
1. Bardenhewor, J ^^* Krumbachcr, Gesch, d, byzant. Litter., i 170.