Sur Hipparque, voir plus bas, ch. VI
LES BIOGRAPHES lâ5
crArislole. Son disciple Théoplirasle tMi vini à foriiuT lies ouvrages distincts avec le recueil des « opinions » (^oÇxi) émises par les philosophes sur tel ou lel sujel : il fut le premier des doxographes. La curiosité des péripatéticiens ne se bornait pas d'ailleurs au\ opinions philosophiques : en toute matière, ils étaic^nt avid<*s de faits. A côté d'eux, des académiciens aussi, ou des ciirieux qui n'étaient d'aucune secte, se minant à écrire sur les poètes, sur les orateurs, sur les artistes, sur les genres littéraires aussi bien que sur les philosophes et sur la succession des doctrines. Toute <'<»lte pnxhicliun, jadis considérable, nous est aujourd'lnii fort mal comme. De sa valeur littéraire, nous ne savons absolument rien. Bornons-nous donc aux grandes lignes.
Voici d'abord, dès la première génération péripaléticienne, Aristoxène de Tarente, (pii passait pour avoir inaucruré le genre des |biographies de pliilosophes et d»- poètes (BuH zvSpcjyj et qui avait aussi composé un **ii\Tiii:e Sur les poêles tragiques *: — puis lléracli<hî. né à Héraciée du Pont, qui avait abonh'; h la fois, outre la phihjrHjphie proprement dite dans de nombreux traités, i hisluiro de la philos^^phie dans un écrit Sur les Pythagoriciens, l'histoire littéraire dans des ouvrages Surl'Aije d' Homère et d'Hésiode, Sur Archiloque et Homère, IIiih- :. îr«r J»r U musii]ue dans .s<^>n livre Sur certains caractfre* dE'jripide et de Sophocle - ; — et en uutxiut leiiipH ^Zi ^ooïi^r'uAe et contemplerai n Chaméléon. auteur : -"rr/.* s-'.-uvfrnt cités sur Homère. Hési^yle, Sté-^i'lion*. >ifcô>. \n^rT*yjn. I.a.v^. Findar»-. Simonide, Tbe^pifl».
i I»,:^ I- V. «^a. •:. Miller. Fr. Hut. yr«e«., II, «T-r,?, o j 11.: I Ternira r l t3. »-ï.:r* H-rrt'.l^i-r lUrk*.-.* l/etix^,*: •-'. -.•«:-
Eschyle, sur le drame salyrique,, sur l'ancienne comédie K
Pendant tout le m* siècle, ces études sont à la mode ; elles se multiplient d'une manière extraordinaire. Les vies des philosophes» des poètes, des musiciens, des orateurs, sont racontées dans des ouvrages spéciaux par des historiens de profession, comme Ctésihios de Chalcis. Idoménée <le Lampsaque, Douris de Samos. Istros, Sosihios, Néanthès. aussi hien que par des {grammairiens, comme Hermippos de Smyrne, ou des philosophes, comme le péripatéticien Satyros. Ces deux derniers, en particulier, ont fourni de nombreux renseignements, sur les orateurs et les philosophes, aux biographes qui les ont suivis*. 11 serait aussi fastidieux qu'inutile d'énumérer toutes ces œuvres dcmtnous ne savons guère qu(» les titres. Il y a cependant deux noms qui. vers le milieu et la fin de cette période, se détachent entre les autres par certains traits originaux et réclament une attention particulière : ce sont ceux d'Antigone de Caryste et de Sotion.
Antigone, né à Caryste. en Eubée, dans le premier quart du m* siècle, fût, à Erétrie, l'élève du philosophe Ménédème: puis il vint h Athènes, où il vécut parmi les philosophes et les artistes. Il devait avoir une cinquantaine d'années lors(|ue sa réputalicm fit désirer à Atlale I, roi de Pergam<s de l'attirer dans sa capilah». Antigonede Caryste y vécut sans doute jusqu'à sa mort ^.