‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 165 sur 467 · Aristote, RhéL» Il (p. 1398, B · texte numérisé non relu

Aristote, RhéL» Il (p. 1398, B

et que son image orna des monnaies d'Erésos ^ On infère de là qu'elle avait, on matière de morale, les idées d'une honnête femme du xix* siècle. Bornons-nous à en conclure, sans trop insister, qu'elle était par les mœurs au rang des plus estimées de ses compatriotes, et qu'elle les dépassait par le génie. — Sur ce dernier point nulle obscurité, nul embarras.

Les poésies de Sappho formaient dans l'antiquité neuf livres. Il ne nous en resterait que des débris (cent soixante-dix fragments environ), si Denys d*Halicarnasse et Longin n'avaient eu l'heureuse pensée de citer deux odes à peu près entières. Cette division en neuf livres, due probablement aux grammairiens d'Alexandrie, était fondée en partie sur la nature des mètres et en partie sur celle des genres *. C'est ainsi que le premier livre se composait exclusivement de pièces écrites en strophes saphiques ; le second et le troisième, de pièces où les vers, semblables entre eux, étaient groupés en systèmes*, un autre encore, de pièces en vers asclépiades ; et qu'à côté de cela les Epithalames^ peut-être aussi les Elégies et les Hymnesy formaient des livres distincts '.

On voit quelle était la variété des poèmes de Sappho. Cette variété pourtant semble avoir été dans la forme plus que dans les sujets; au fond Sappho est avant tout la poétesse de l'amour et de la beauté. Ce qui change, c*est l'occasion de cet amour, c'est la nature des sentiments qui s'y rattachent, tantôt plus personnels et tantôt

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