‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 170 sur 467 · Fragm. 138 (et peut-être · texte numérisé non relu

Fragm. 138 (et peut-être

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l'emploi du refrain dans certaines pièces contribuaient sans aucun doute au même eiTet. Cette naïveté voulue rappelle celle de Théoorite ; comme celle-ci, d'ailleurs, elle s'allie avec une grande puissance d'expression quand le sentiment rexige,ct avec une sobriété élégante qui est la marque d'un art très savant ou d'un goût très fm. Seulement l'art de Sappho est plus spontané : il y a chez elle plus de naïveté vraie et de simplicité non cherchée. Le chant d'hyménée comporte souvent une partie plaisante. Sappho ne reculait pas devant ce côté de sa tâche. Ses plaisanteries sur l'époux campagnard (aypio; vuaçioc) et sur le portier des noces étaient célèbres : Démétrius y fait allusion K Elle disait de ce dernier personnage :

Le portier a des pieds longs de sept toises, et des sandales faites de cinq cuirs de bœuf; dix savetiers y ont travaillé •

Démétrius note la simplicité du style do ces passages, qui rappelaient le langage parlé. On en peut dire autant du morceau suivant, où elle représente avec gaîté la haute taille de l'époux :

Élevez le toit de la demeure,

O hy menée, Ëlevez-lo haut, charpentiers,

O hyménée; L'époux arrive, égal i\ Ares,

O hyménée, Bien plus grand qu'un bel homme

O hyménée \

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