‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 198 sur 467 · iV/., p. 630, E (TcaiyvKuÔEt; eItIv àfiçàtepat · texte numérisé non relu

iV/., p. 630, E (TcaiyvKuÔEt; eItIv àfiçàtepat

4. Simonide, fragm. 31 (iXaçpbv opxT||j.a ito5ûv). Cf. fragm. 29 et 30.

5. Hymne à Apollon Dél., 160-164. Plutarque, Questions de table, IX, 15 (p. 748), mentionne Tf,v Sià t^ôv o-XTiii-aTcov xal ôià toiv ôvo(iâT(i>v {i.{pLy)<riv.

THALÉTAS 875

do danseurs particulièrement habiles, qui exécutaient seuls la partie principale de la danse ^ C'était, selon le mot de Bcrnhardy, une sorte de « ballet. » La célèbre pyrrhique^ danse militaire de Sparte, semble avoir été une variété de la danse hyporchestique ^.

Le rythme des hyporchèmes était toujours vif et entraînant : les crétiques et les ioniques y tenaient la première place, avec les dactyles à trois temps et les trochées ^. Comme le péan, l'hyporchème fut accompagné d'abord de la cithare, ensuite de la cithare et de la flûte ^; comme le péan aussi, la tradition le faisait venir de la Crète *, où il avait été inventé par les Curetés^ qui l'avaient dansé les premiers, disait-on» devant Zeus enfant «.

Ce genre d'ailleurs, comme le nome et le dithyrambe, subit plus tard de profondes modiGcations.

Thalétas (ou Thaïes) était, suivant une tradition tout à fait autorisée, do Gortyne, en Crète ^ Sur la date où il vécut, les anciens n'étaient pas d'accord. Quelques-uns le faisaient vivre au temps de Lycurgue ' ou même d'Homère^ Cela vient peut-être de ce qu'on lui attribuait

1. Lucien, De la danse, 16. La danso Cretoise du bouclier d'Achille, dans ïlliade (XVIII, 590-606), présente ce caractère, et c'est évidemment un hyporchèmo. Cf. Athénée, IV, p. 181, B (V, 10, Meineke).

2. Schol. Pind., Pylh. II, 127 : 'II t/^ç «vjpptxT); op*/r,ffi;, irpo; r,v ta •!»irop/r,{iaT3t èYP«?^i^«^* ^^^ ^"^i selon ce scboliastc, attribuaient l'invention de la pyrrhique aux Cretois; les autres (parmi lesquels Aristote), à Achille lui-même, qui l'avait dansée devant le bûcher (mjpd) de Patrocle, d'où son nom ; d'autres encore (cf. Proclus, Chrestom,, p. 246, Westph.)' à Pyrrhus, fils d'Achille.

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