‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 205 sur 467 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

des différences que la nature des exécutants avait vite suggérées à la (inesse grecque. Un chœur de jeunes filles appelle d'autres inspirations qu'un chœur de guerriers ou de jeunes gens. La noblesse grave du prosodion ordinaire s'y était amollie et comme détendue. Même la sévérité d'un Pindare y devenait souriante : ses parthénées, nous dit-on, étaient écrits d'un style tout différent do celui de ses autres odes K C'est que l'inspiration première en était aussi fort différente. Une sorte de galanterie gracieuse y était de mise. Le chœur avait sa part des louanges qui étaient dues d*abord à la divinité. Ce caractère à demi religieux et à demi profane était considéré par les anciens comme si essentiel au parlhénée que Proclus s'en autorise, dans sa classification des genres lyriques ^, pour mettre cette sorte de poèmes dans une catégorie mixte, entre les hymnes consacrés exclusivement aux dieux et les encomia consacrés à des hommes. Dès que le parthénée apparaît dans Thistoiro littéraire, ce trait s'y montre; il est très remarquable chez Alcman.

Les poètes du lyrisme choral ont presque tous pratiqué ce genre gracieux : Simonide, Bacchylide, Pindare avaient composé des parthénées en grand nombre . De leur temps, le genre du parlhénée était partout répandu. Mais c'est à Sparte, et grâce à l'art d* Alcman, qu'il arriva pour la première fois à la perfection. Et cela était naturel. Sparte était la cité par excellence des chœurs virginaux : avec ses fêtes en l'honneur d'Artémis et d'Apollon, avec l'éducation gymnastique presque virile qu'elle imposait aux jeunes filles, elle avait à la fois les occasions nécessaires et les éléments de ces chœurs. Il fallait seulement qu'un artiste se rencontrât pour tirer

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