‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 215 sur 467 · Fragm · texte numérisé non relu

Fragm

2. Fragin. 23. Le papyrus est au Louvre. 11 a été publié en fàcHiimilé à la suite du tome XVIII des Notices et Extraits des Manuscrits (planche L), et en photogravure à la fin du tomo XIII de VHermès; mais la photographie a tout obscurci, et les vers y sont à peu prés illisibles.

3. Le papyrus a été trouvé par Mariette en 1835. M. Egger fit à ce sujet une lecture à rAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 13 juillet 1860. Cette lecture a été publiée par l'auteur, en 1863, dans le volume de ses Mémoires d*histoire ancienne et de philologie^ et, deux ans plus tard, dans les Notices et extraits (1863).

4. Voir B. ton Brink, Philologus, 186i, t. XXI, p. 120-139; Abrens, ibid,, t. XXVII, 1868, p. 241 sqq. et 577 sqq.; Christ, i«d., 1870, t. XXIX, p. 211-218; Blass, Hei^ies, 1878, t. XIII, p. 15-82.

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malheur, il est encore tout enveloppé d'obscurités. Sur les trois colonnes du papyrus, deux sont gravement en* dommagées du côté extérieur; celle du milieu est mieux conservée, mais plus d*un détail est douteux; et enfin, même dans les quarante ou cinquante vers qu'on peut restituer avec grande vraisemblance, il y a trop d'énigmes rendues indéchiffrables par notre ignorance des personnes et des choses pour qu'on puisse en donner utilement une traduction suivie. Toute tentative de ce genre serait prématurée. Essayons seulement de résumer ce que nous pouvons y apprendre de plus intéressant, sans rien dissimuler de nos doutes.

On voit d'abord que le poème est incomplet : il ne commence ni ne finit. La partie conservée formait le milieu; elle comprendrait sept strophes de quatorze vers chacune, si les mutilations du papyrus n'en avaient fait disparaître de nombreux passages. Bergk a remarqué très ingénieusement ^ que le vers final de chaque strophe n'oQ'rait pas partout la même forme métrique, et que les strophes semblaient se grouper à cet égard trois par trois : il en conclut que le poème entier devait en comprendre douze, et qu'il en manque aujourd'hui trois au début, deux à la fin. Ce n'est qu'une hypothèse, mais tout à fait vraisemblable, d'autant plus qu'elle paraît répondre à ce qu'on entrevoit de la distribution des idées. Ajoutons, pour en finir avec la structure des strophes, qu'elles sont formées très simplement d'une suite de petits vers trochaïqucs et logaédiques alternés, que çà et là quelque vers trochaîque'plus long ou quelque tétrapodie dactylique y jeltedela variété; que chacune, en outre, semble avoir constitué deux groupes musicaux (une période de huit, une autre de six vers), et enfin que la pensée finit toujours avec le dernier vers de la

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