Suidas, y. £t(i(ov{8Y|c
S3e CHAPITRE VI. ^ LYRISME CHORAL
et sa naissanco doit être placée vers 556. Ces détails nous sont connus avec précision, grâce ^ une épigramme dont il est lui-môme l'auteur et qu'il composa en 476, à Tâge, dit-il, de quatre-vingts ans *. Une tradition recueillie par Athénée ^ raconte que les habitants de CarthdBa (une petite localité de Céos) avaient un temple d*ApoUon et des fêtes oi^ Figuraient des chœurs : Simonide, disait-on, avait débuté dans son métier de poète lyrique on dirigeant les chœurs de Céos. Sa réputation se répandit bientôt hors de son tle. Quand Hipparque, le fils de Pisistrate, se mit à rechercher les artistes et les poètes, Simonide, alors âgé d'une trentaine d'années, fut un de ceux qui vinrent à Athènes ^; il y rencontra Lasos d'Hermioné ^ et Anacréon. Le meurtre d'IIipparque dispersa cette troupe brillante. Simonide se rendit alors en Thessalie, d*abord à Crannon et à Pharsale, chez les Scopades; plus tard, semble-t-il, chez les Aleuades, à Larisse. Il vécut sans doute assez longtemps chez les Scopades^ car il leur avait consacré de nombreux poèmes. Une catastrophe mal déterminée, probablement la chute d'un toit pendant un festin, semble avoir presque anéanti cette
i, Fragm. 147:
"^Ilp^sv 'ASst'îiavTo; {l'âv 'AOtjvaloic'oT* èv^xa
'Avrio^U ç'jXti 8aiSaXeov xpiizoha' SîivoçtXo'j lï T'^jô* uib; *Ap:oT£''8T|; l^^oprjYei
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ÔY^wxovtalTSi 7caiS\ AeuTcpiiceo;.
Le Marbre de Paros (l. 64) mentionne un autre poète du nom de Simonide, qui serait le grand-père du nôtre : mais c'est ]à, selon la juste remarque de M. Flacb, une erreur analogue à celle que nous avons rencontrée plus haut dans la môme chronique relativement à Slésichore : les deux Simonide en question proviennent da dédoublement maladroit d'un personnage unique.