Athénée, X. p. 450, F
3. Platon, lappargue, p. 223, G (jieycxXoi; |ii(j6oÎc xal Itapoiç icet6a>v).
4. Aristophane, Guêpes, 1410 (A5t<T6; icot' ivTe«î6«<xx$ xal 2i|t(i>v{^c), et le scholiaste sur ce vers.
famille K Simonidc, préservé par un heureux hasard, chanta les morts dans un hymne. La légende si connue du secours prêté par les Dioscures à Simonide ^ se rattache à cette histoire. On le trouve aussi à Larisse, vers le môme temps sans doule, composant des thrènes pour les Aleuados ^ La première guerre médique dut lui faire quitter la Thessalie. Il vint de nouveau à Athènes, où il composa une élégie en Thonneur de la victoire de Marathon : Eschyle avait concouru avec lui sur ce sujet et fut vaincu *. Au temps de la seconde guerre médique, il est Tami des principaux chefs de la Grèce, des Thémistoclo et des Pausanias, et prodigue les chants lyriques, les élégies et les épigrammes en l'honneur des héros de Tindépendance. En 476, il est encore à Athènes, où il remporte la victoire dans un concours dithyrambique : il avait alors qualre-vingls ans *. Son grand âge semblait l'inviter au repos : c'est cependant alors qu'il accomplit ses plus grands voyages. Il alla en Sicile et dans la Grande- Grèce. On le voit en relations suivies avec Hiéron de Syracuse, Théron d'Agrigente, Anaxilas de Rhégium, d'autres encore. On sait que le tyran de Syracuse, Hiéron, avait réuni à sa cour tout un groupe do poètes éminents : Simonide s'y rencontrait avec son neveu Bacchylido et avec Pindarc. 11 paraît môme qu'entre Pindaro et les deux autres poètes s'élevèrent parfois des difficultés : les scholiastes de Pindare relèvent avec soin dans ses vers un certain nombre d'allusions à des querelles de cette sorte ®. Quoi qu'il en soit de ces rivalités, peut-être exagérées, mais assez facilement explicables par la différence des
1. Gallimaque, fragm. 71 (dans Saidas, v. 2t|ia)vc8r,c) ; Quintilien, XI, 2, Il 10.