Objmp. II, 29; Pylh. II, 131; etc
Ilist. de la Liti. grecqae. •— T. II. 22
caractères, il est certain que Siroonide jouit personnellenient d*unc grande influence auprès des tyrans siciliens. On racontait que, la guerre étant un jour sur lo point d*éclater entre les deux tyrans d'Agrigente et de Syracuse (Théron et son beau-frère Hiéron), Simonide les avait réconciliés ^ — Suidas dit qu'il mourut à TAge de quatre-vingt-neuf ans ^. C'est probablement à Syracuse qu'il termina sa vie, car on y voyait son tombeau ^.
Les poésies de Simonide formaient un recueil considérable; car il avait composé des vers jusqu'à la flu de sa longue vie. Nous n*en avons plus (en dehors des épigrammes) que des fragments, au nombre d'une centaine environ. Plusieurs, heureusement, ont assez d'étendue et de beauté pour offrir encore un vif intérêt; si la composition des odes de Simonide nous échappe, certains côtés essentiels de son inspiration et de son art nous sont révélés par des traits caractéristiques.
Il avait pratiqué à la fois le lyrisme choral et l'élégie. Nous n'avons pas à parler ici do ses épigraromes, dont il a été question plus haut ^; mais dans l'élégie proprement dite, il était regardé comme un mattre. Il avait chanté dans des poèmes élégiaques les grandes batailles de la guerre nationale contre les Mèdes, Marathon ^ Salamine ^ Platée ^ Il avait aussi composé, à la façon des
i. Schol. de Pindare, Olymp. II, 29.
2. C'est-à-dire, selon Tobservation de Bergk, la même année que Hiôron, en 467.