Fragm. 20; fragm
d*aillcur6 presque jamais parlé par les anciens de la musique de Simonide; d'où Ton peut conclure qu'elle avait moins d originalité que sa poésie.
Le souvenir de Simonide resta très vivant dans Athènes. Aristophane le cite souvent. Platon et Xénophon l'expliquent, le combattent, le mettent en scène. Cela peut tenir en partie à ce que nombre d années de la vie du poète s'étaient passées en Attique, et à ce qu'il avait glorifié dans ses odes et ses épigrammes les hauts faits des Athéniens. Mais la principale raison de cette gloire était plus profonde : Simonide, avec sa bonne grâce ionienne, sa science de la vie, sa netteté élégante, est presque un Athénien; son art souple et pénétrant devait plaire aux contemporains dEuripidc et d* Aristophane.
§ 2. Bagghtlide.
Bacchylide, neveu de Simonide, et en outre son imitateur, ne doit pas être séparé de lui. 11 n'y a d'ailleurs pas sujet de s'arrêter longtemps à ce poète, moins parce que les vers qui nous restent de lui sont peu nombreux (c'est le sort de tous ces lyriques), que parce qu'il semble n'avoir été qu'un reflet, fort agréable à la vérité, de son oncle Simonide.
11 était né, comme Simonide, à Céos, mais dans la ville d'iulis \ Sa mère était sœur de Léoprépès, le père de Simonide ^. 11 était né vers la fin du vi® siècle ^ une cinquantaine d'années après son oncle. Le détail de sa vie est mal connu. On sait seulement qu'il fit un séjour en Sicile, à la cour de Hiéron ^; qu'il célébra notamment,