‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 261 sur 467 · Êlien, BisL var., IV · texte numérisé non relu

Êlien, BisL var., IV

HîmI. de la LiU. grecque. — T. II. 23

en 473y une victoire olympique de ce prince ^; que la plus grande partie de sa vie se passa dans le Péloponnèse S peut-être à Corinthe ', mais qu'il en fut banni et qu^il continua de chanter sans se laisser décourager par l'exil. Hiéron faisait grand cas de son talent et le préférait même peut-être à Pindare ^. Dans la rivalité qui sépara> dit-on, Simonide et Pindare à Syracuse, Bacchylide fut naturellement du parti de son oncle, et il se trouve peut-être visé par allusion dans les vers où Pindare parle de ses rivaux '. La date de sa mort est inconnue.

Bacchylide avait composé des hymnes, des péans, des dithyrambes, des hyporchèmes, des parthénées, des épinicies; c'est-à-dire qu*il avait traité tous les genres principaux du lyrisme choral; et en outre il avait écrit des chants de table (icapoivia), des chants d*amour (ipayrixà) et des épigrammes. Il nous reste de toutes ces œuvres une centaine de vers appartenant à près de cinquante fragments. Deux ou trois de ces fragments ont quelque étendue et peuvent donner idée du mérite de Bacchylide.

L*auteur du Traité du Sublime le range parmi ces poètes « impeccables » dont le stylo est « poli et brillant de tout point ^. » En d'autres termes, c*est un poète de plus de talent que de génie. Les fragments conGrment tout à fait cette opinion. L'un des plus longs est un éloge des bienfaits de la paix, emprunté à un péan ^. Le poète procède par énumération; toutes les images connues et attendues déGlent en bon ordre : chants harmonieux

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