‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 271 sur 467 · Instilution oratoire^ X · texte numérisé non relu

Instilution oratoire^ X

2. Principaux ouvrages d'ensemble sur Pindare : — Prolégomènés et Introduction des éditions de Bœckh, Thiersch (grec-allem.), Dissen, Gildersloeve ; Rauchensteln, Zur Einleilung in Pindar's Siegeslieder, Aarau, 1843; Leop. Schmidt, Pindar's Leàen und Dichtung^ Bonn, 1862; A. Croiset, La poésie de Pindare, 1880 (2* ôd. 1886); Hezger, Pindar's Siegeslieder, Leipzig, 1880. — Dans le livre de M. Nageotte, Histoire de la poésie lyrique grecque, cité précédemment parmi les ouvrages d'ensemble sur le sujet, le chapitre consacré à Pindare occupe tout prés de trois cents pages du second volume.

On me permettra, dans ce chapitre, de renvoyer souvent à mon ouvrage sur La Poésie de Pindare. Là, j'ai discuté; ici, je me borne à donner, le plus brièvement possible, les résultats que je considère comme acquis. Je n'ai pu d^ailleurs éviter de faire à mon livre de nombreux emprunts.

3. La vie de Pindare nous est aujourd'hui connue par cinq bi^j^ra-

situé aux portes de Thèbes, sur la route qui menait à Thospies, au pied des collines de rHélicon; il était citoyen tliébain, et, dans une ode, il appelle Thèbes sa mère ^ Sa naissance parait devoir être placée en 521 ^. Par une coïncidence d'un heureux augure pour le futur poète des Odes triomphales^ il naquit au temps des fêtes pythiques; il mentionnait lui-même quelque part « la fête quinquennale aux nombreuses victimes, durant la* quelle, pour la première fois, il avait été placé, tendre enfant, dans un berceau ' ».

Son père s'appelait Daïphante et appartenait, semblet-il, à l'illustre famille des Égides. C'est du moins ce Qu'on est amené à conclure d'un vers où il appelle les Égides ses « pères » ^. Ce n'est pas comme Tbébain, sans doute, que Pindare pouvait parler de la sorte, car les Égides, de race dorienne, et dont un rameau seulement était établi à Thèbes, n'étaient pas les ancêtres de tous les Thébains ; cette forme de langage ne s'explique bien que s'il était lui-même de cette famille glorieuse, associée aux plus vieilles légendes du Péloponnèse, et dont on

phies grecques de basse époque et par quelques indications éparsds soit dans les écrivains anciens, soit dans les vers du poète lui-môme. De ces cinq biographies, quatre ont été publiées par Bœckb, en tète des Scholies, dans son édition de Pindare: deux sont dues à Thomas Magister et à Suidas; les deux autres (dont une en vers) sont anonymes. Une cinquième formait le préambule du commentaire aujourd'hui perdu d'Ëuslathe sur Pindare : elle a été retrouvée en 1832, et se trouve notamment en tête du Pindare de Christ (Teubner) ; c*e8t la plus complète, et elle englobe la Vie en vers, qui parait la plus ancienne de toutes. — Parmi les travaux biographiques modernes, il suffit de citer ceux de Schneidewin (De vila et scnptis Pindari, en tète de la seconde édition de Dissen), de L. Schmidt (Pindar's Leben, etc., surtout le premier chapitre), et de Lûbbert, Pindar's Lehen, 1878. Cf. Poésie de Pindare, Introduction.

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