‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 278 sur 467 · Pausanias, IX · texte numérisé non relu

Pausanias, IX

2. Schol. Ohjmp, Vil (argument). Pausanias (IX, 16, 1) raconte quelque chose d'analogue sur l'ode à Zeus Ammon. Gh. Graux (Revue de PhiloL, 1881, p. 117) a essayé do prouver que, dans le passage du scholiaste, il s'agissait non d'une inscription gravée, mais d'un 6i6a:ov écrit en lettres d'or; le passage très net de Pausanias rend cette conjecture fort douteuse.

3. Voir le détail dans Suidas. Gf. Poésie de Pindare, p. 19-21.

pcs, SOUS les titres suivants : Tpiyoi, Ilaïaye;, AiOupxjtSoi (2 livres), IlpodoSia (2 livres), ITapOevgva (3 livres), Ticoo- 5(7)(i.aTa (2 livres), 'EYxwjtta, ôpyivot, 'Erivixia (4 livres) *. Ces dix-sept livres, si l'on adopte une ingénieuse correction introduite par Bergk dans un passage de Suidas, formaient un total de vingt-quatre mille cola. De toute cette poésie, un quart à peu près nous reste, à savoir quatre livres complets (les quatre livres des Epinicies) sur dixsept ; et sur vingt-quatre mille cola^ environ six raille, dont cinq cents formés de fragments ^

Il est assurément très regrettable, pour la connaissance de Pindare, que les trois quarts de son œuvre aient péri et que le dernier quart ne comprenne qu'une seule sorte de poèmes. Nous connaissons imparfaitement la douceur de ses parthcnées, la liberté vive et familière de ses scolies et de ses hyporchèmes, l'éclat de ses dithyrambes. Le mal est pourtant moindre qu'il ne semble au premier abord. Outre que les odes triomphales étaient dans l'antiquité la partie la plus célèbre de ses œuvres (car, dans la classiQcation de Suidas, elles figurent en tête, bien qu'elles ne soient pas consacrées à des dieux), elles offrent, grâce à la diversité des circonstances où elles furent chantées, une variété de ton qui les rapproche tantôt du scolie, tantôt de l'hymne, tantôt du thrène. Les odes triomphales ne sont pas toute Tœuvre de Pindare, mais elles en sont comme un abrégé Gdèle et harmonieux. Les fragments, d'ailleurs, rapprochés des epinicies et interrogés avec attention, nous font pénétrer assez avant dans l'intelligence des œuvres perdues. En somme, nous pouvons nous faire de Pindare une idée précise et juste.

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