‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 337 sur 467 · Katâêao-i; sî; "Afiov · texte numérisé non relu

Katâêao-i; sî; "Afiov

G. AcxTuov.

7. Comparer avec ces expressions celles dont se sert Phérécyde de Syros (dans Clément d'Alexandrie, Slrom,, VI, 621, A) : Zeù« icoteî çâpo; [kiyoL ts xa\ icotx^Xov, xal èv avTÔj noixîXXei Ffjv xal *ûy^^^^ ^^'^ "^^

étaient respectivement attribués aux Pythagoriciens Eercops, Hérodicos de Périnthe, Brontinos de Métaponte. Bien que ces attributions (qui viennent probablement de Ter udit alexandrin Épigénès^) soient douteuses, elles permettent d'entrevoir que les poèmes en question, par certaines de leurs idées, trahissaient des influences italiotes et par conséquent une origine un peu plus récente que d'autres œuvres. Ajoutons que les Discours sacrés, qui paraissent avoir été le plus considérable des ouvrages orphiques et comme le manuel théologique de la secte dans les temps postérieurs, furent particulièrement en faveur auprès des néo-platoniciens, qui nous on font connaître assez exactement les grandes lignes. Nous ne nous attarderons pas à les retracer ; nous laisserons de côté les mythes de Phanès, d'Éros et d'Éricapée. Outre que la date de ces inventions est plus que douteuse, cela ne regarde vraiment que rhistoirc des systèmes philosophiques, et non celle de la littérature ^.

Rappelons enfin ici le nom de Phérécyde de Syros, auteur d'une Théogonie en prose qui était évidemment, pour le fond, en relation étroite avec TOrphisme '. Phérécyde vivait probablement dans la première moitié du VI® siècle *. Son nom doit avoir place dans une énumération même incomplète des plus vieux écrivains orphiques ' ; mais comme, à nos yeux, c*est surtout à titre de prosateur qu'il mérite attention, nous aurons occasion de le mentionner de nouveau dans le chapitre suivant.

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