Suidas, v. 'Op^eûc
ONOMAGIllTE 453
comme ayant écrit la Titanographie y probablcmont ideatiquo à la Théogonie ^ H était saas douto parmi ceux qu'Aristotc regardait comme les véritables rédacteurs des poèmes dits Orphiques^. Uq éditeur aussi peu honnête qu'Onomacrito inspire naturellement de la méfiance. Il faut pourtant distinguer : autre chose est d'interpoler une œuvre déjà existante, autre dlMe d'en composer une de toutes pièces. Onomacrite était certainement un falsificateur, mais il a peut-être trop porté la peine de sa mauvaise réputation : de ce qu'il était capable d'intercaler des vers apoeryphes dans un recueil qu'il publiait, il ne s'ensuit pas que tous les vers du recueil fussent de son crû, ni qu*ii ait entièrement fabriqué un poème épique compris dans le même recueil, comme la Théogonie.
Avec Onomacrite, on cite le nom de ses collaborateurs ordinaires, Orphée de Crolono, Zopyre d'Héraclée^ On attribuait à ce dernier le Cratère^ c'est-à-dire un poème théogouique où le mélange des éléments qui avaient formé le monde était sans doule comparé au mélange de l'eau et du vin dans un cratère.
D'autres poèmes, des Discours sacrés^ en vingt-quatre livres, une Descente d'Orphée aux Enfers *, un Filet * et un Péplos (ces mots expriment par une autre image à peu près la môme idée que le mot « Cratère »» c'est-àdire la variété des choses dans Tunité du monde ^)