‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 343 sur 467 · Bergk, Griech Lit., t. I, p. 199, n · texte numérisé non relu

Bergk, Griech Lit., t. I, p. 199, n

4. Pour l'histoire de l'alphabet grec, cf. Kirchboff, Studien zur Geschichte des gnech. Alphabets, 3« éd., Berlin, 1877.

il n'y a pas lieu de s'y arrêter : les peuples de l'Asie, sans avoir de papyrus, écrivaient depuis des siècles : les poètes lyriques grecs trouvèrent aussi des matériaux ; la pierre, les métaux, le bois, recevaient des inscriptions. L*usage des tablettes en bois a persisté dans toute Tantiquité. Pour les œuvres littéraires proprement dites, la matière la plus en usage était la peau. Hérodote ^ dit que de son temps encore, en lonie, on continuait de dire « de la peau » (SiçOfioai) au lieu de dire « du papyrus » (6uê>Ai), par suite d'une vieille habitude, en souvenir du temps où, faute de papyrus égyptien, on écrivait sur des peaux de chèvre et de mouton : c'était une sorte de parchemin. On ne peut désirer un témoignage plus formel et plus convaincant *. Si la prose est née tardivement, ce n'est donc pas faute d'écriture ou faute de papyrus ; la raison en est à la fois plus simple et plus profonde : c'est que l'esprit grec était encore trop jeune pour avoir besoin d'uae littérature en prose.

Par « littérature en prose», il ne faut pas entendre, en effet, toute espèce d'écriture en prose. Bien avant qu'il y eût des historiens, il y avait des matériaux écrits prêts pour l'histoire. Les temples renfermaient des listes (àvaypaçai) de prêtres et de prêtresses, do vainqueurs olympiques, pythiques, etc.; des procès-verbaux de fondation; des notes relatives à des prodiges, à des épidémies, à des anniversaires; des offrandes ornées d'inscriptions ; des recueils d'oracles, etc. Dans les prytanées des villes, on trouvait des listes de rois et de magistrats, des traités, des lois, des actes publics de toute sorte; par-

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