Flach, p
vraies mélodies. C'est là, selon M. Flach, ce qu'il faut entendre par la cuvauXia d'Olympos \ et la double flûte d*0lympos aurait été le modèle du double tétracorde doTerpandre*. M. Flach croit aussi (car il semble avoir pris à tftche de tout rapporter à Olympos) que c'est lui qui a donné pour la première fois le nom de v6[u>; à des compositions musicales, à cause de la forme rigoureuse à laquelle il assujettissait les siennes. C'est en lui enGn qu'il trouve le véritable créateur du rythme élégiaque '. Ces conjectures échappent à toute discussion ^. Elles prouvent seulement que l'imagination n'a pas perdu autant qu'on pourrait le croire, môme au xix* siècle, la faculté de créer des mythes.
Les traditions relatives aux œuvres d'Olympos ne sont guère plus solides. Un certain nombre de vieux airs pour flûte seule lui étaient généralement attribués^ : c'était ce qu'on appelait des nomes aulétiqiies. L'auteur du De Musica en cite plusieurs. Il y en avait en l'honneur d'Ares, d'Athéné, d'Apollon, de Cybèle (MîjTpûa). Ailleurs il est question d'un *Ap[i.àTeio; v6(i.o;, d'un IloXuxéçaXo; v6[u>;, d'un 'E77ix7)$6iov èizl nuOcovi. Mais il semble bien que ce soient là, sous d'autres noms, les compositions en l'honneur d'Ares, d'Athéné et d'Apollon. Quelques indications des anciens nous permettent de nous faire une vague idée de la forme de ces morceaux. Le nome à Athéné se composait de plusieurs parties S difl'érentes par le rythme et