PYTHAGORE
en Crète *. Tout cela signifie que la discipline pytliagoricienne avait un caractère dorien très prononcé; on comprend qu'elle ait surtout fleuri dans des cités d'origine et de civilisation doricnnes. Les membres de laseclo se soumettaient h des règles rigoureuses ^ : chaque heure du jour avait son emploi déterminé; les repas se prenaient en commun ; on pratiquait certaines abstinences; des examens de conscience fréquents étaient prescrits ; c était une sorte de vie conventuelle, soumise à des règles immuables. Des maximes împératives, véritables « commandements » de cette petite Eglise, marquaient h chacun son devoir; aOro; 6<pa, « le maître Ta dit », était une formule qui coupait court à toute discussion ^
Si le Pythagorisme n'avait été que cein, il mériterait une place dans Thislpire des mœurs plutôt que dans celle de la philosophie et de la littérature; mais il avait aussi une partie spéculative et théorique.
Le fondement du système, c'est que l'essence de toutes choses est le nombre. Rompant avec Técole ionienne, qui cherchait un principe physique, il imagine un principe mathématique. Il confond l'abstrait et le concret. Il no voit pas que le nombre est une abstraction ; il en fait une substance et une cause active. Illusion bizarre aux