Iht^ès, 1887, p. 411 et suiv
3. Arrien, loc. cit. Cf. fragm. 279 d'Hécatée, et Hérodote, II, 5.
4. Diels, ibid,f p. 423. La preuve se tire des mots xal \ir\ TcpoaxouffavTc, c'est-à-diro, dans le langage dllérodote, « alors môme que je ne l'aurais pas lu chez un de mes devanciers » ; et ce devancier ne peut être qu'Hècatée.
5i8 CHAPITRE IX. — PHILOSOPHIE ET HISTOIRE
mcnl; il écrivait l'ionien deMilct, sans mélange de formes poétiques ou anciennes \ en homme qui vise à la clarté plutôt qu'à la beauté du style. I/autour du Traité du Sublime 2 nous fait connaître en outre un détail intéressant : c'est qu'IIécatée (probablement dans ses Généalogies) faisait volontiers parler les personnages en style direct, et il cile quelques lignes d'un discours de Céyx aux Héraclides. Il n'y a rien là d'oratoire, bien entendu; cela ressemble plutôt aux entretiens de l'épopée. Mais on voit par cet exemple la chronique s'animer, l'imagination s'y introduire, et avec elle, bientôt, la beauté proprement dite.
La période qui suit immédiatement les guerres médiques présente deux noms dignes de souvenir, ceux de Charon de Lampsaque et do Xanthos de Lydie;. peut-être faut-il y joindre celui de Phérécyde de Léros, dont la date est mal connue.
Phérécyde de Léros (souvent confondu avec son homonyme Phérécyde de Syros ^) passa une partie de sa vie à Athènes, d'où vient qu'on l'appelle aussi quelquefois Phérécyde d'Athènes *. Les indications données par les anciens sur l'époque où il vécut sont aussi confuses que possible *. Il semble pourtant qu'il ait écrit vers le milieu du v° siècle. Il avait fait un ouvrage en dix livres intitulé probablement Généalogies (comme celui d'Hécatée), et dont une première partie, qui semble avoir été citée quelquefois à part sous le titre de Théogonie, contenait,