Corp. Inscr. AU., I
3. Son épitaphe (relativement récente) parlait en termes vagues de la « malveillance intolérable » de sesconcitoyons (xwv fàp àT>r,Tov (xcôpiov uTTexTcpoçufwv, etc.; v. plus bas le texte complet). M. lleinach conjecture, d'après l'inscription do Lygdamis, qu'il dut éprouver quelques difiicullés à rentrer en possession de ses biens précédemment confisqués et vendus.
plusieurs années après la bataille de Paprémis (455), dont il a vu le théâtre ^ une partie au moins de ces voyages est postérieure à son départ d*Halicarnasse. Il est permis de se demander s*il n'en est pas de même des autres, au moins des plus lointains. La politique avait dû jusque-là lui laisser peu de loisirs. A ce moment, au contraire, il est libre de toute attache et encore jeune. Nulle période de sa vie ne pouvait être plus favorable à l'exécution de ses desseins ^ Il alla en Egypte jusqu'à Éléphantine; en Perse, jusqu'un peu au delà de Suse; vers le nord, jusqu'au Bosphore Cimmérien : c'est du moins ce qui ressort de ses propres affirmations ; nous verrons plus tard ce que valent les objections élevées contre elles. Ajoutons qu'il visita la Phénicie, laCyrénaïque, Cypre et diverses parties du monde grec, sans parler de la Grande-Grèce, où nous le retrouverons tout à l'heure. Déjà l'idée de son ouvrage commençait à se former dans son esprit et il en avait même écrit quelques fragments. Une tradition le montre, en 446, à Athènes, faisant une lecture publique, et recevant de la cité, sur la proposition d'Anytos, une récompense de dix talents^
i. Jl, i3.
2. On fait remarquer d'ordinaire que la qualité de sujet du Grand- Roi dut rendre plus faciles pour Hérodote ses voyages en Asie et en Egypte, et qu'il faut par conséquent les placer avant le renversement du pouvoir absolu de Lygdamis. Mais, comme le voyage en Èjjypte est certainement postérieur à 455, et que, dès 454, llalicarnasse figure parmi les alliés d'Athènes, il faut bien admettre qu'Hérodote put aller en Egypte après avoir fait acte d'hostilité contre Lygdamis, Tami du Grand-Roi, et lorsque déjà sa patrie était passée sous Thégémonie athénienne. On ne voit pas, alors, ce qui pouvait Tempécher d'aller en Asie dans les mômes conditions. Il est probable qu'aussitôt après la mort de Gimon, les relations entre Grecs et Barbares devinrent assez bonnes pour permettre des voyages de ce genre.
3. Diyllos, dans Piutarque, Malignité dllérodoteyC. 26; cf. Kusélie, Chron., Iftî). On racontait aussi (Marcellin, Vie de Thucyd , 5i) que Thucydide enfant avait assisté à une lecture faite par Ilérodolo à
Le fait d'une lecture de ce genre n'a rien en soi que de vraisemblable; mais il est difficile d'affirmer que tous les détails du rôcit (et en particulier la récompense do dix talents) méritent une entière confiance. Hérodote est un grand admirateur d*Âthènes. 11 y fit sans doute un assez long séjour. Il y connut Périclès, qu'il a mentionné dans son livre en termes empreints d'une émotion presque religieuse S Sophocle, qui lui adressa une élégie^, et sans doute aussi la plupart de ces grands esprits dont la réunion faisait alors d'Athènes le centre brillant de l'hellénisme.
On sait qu'en 444, à la suite de la dcstruclion de Sybaris par les Crotoniates, les Athéniens décidèrent qu'une colonie panhellénique serait établie sur les ruines de la cité disparue'. Hérodote devint citoyen do Thurium, la nouvelle cité, et il est parfois désigné comme Thurien *. Cela ne l'empêcha pas de revenir encore à Athènes, où l'attiraient sans doute ses relations. Il y voyagea certainement après 431, car il a vu les Propylées achevées*.
La date de sa mort ne nous a pas été transmise avec précision par les anciens, mais on doit la placer dans les premières années de la guerre du Péloponnèse. D'une
Athènes et qu'il avait attiré l'attention du lecteur par la vivacité de son admiration ; si bien qu'Hérodote aurait dit à Oloros, le père de l'enfant : ''^Û "OXope, ôpyà ifj çu<Ttc toO uloO vou wpbç [Loibr\[LOLxa, L'anecdote semble arrangée à plaisir. Quant à la lecture à Olynipie, racontée par Lucien {Hérodote^ 1), toutes les circonstances de la scène trahissent une invention d'origine récente.
1. VI, 131 (récit des prodiges qui accompagnèrent sa naissance).
2. Plutarque, An seni sU resp. gerenda, c. 3, nous en a conservé un vers et demi : 'ÛgTjv 'IIpoîÔTco xfOÇev SoçoxXr,; èxécov wv — icévx 'inX ictvTT.xovT'. C'était donc en 440.