‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 91 sur 467 · V. 469, 1)07 et · texte numérisé non relu

V. 469, 1)07 et

8. Ilav yàp àvayxaïov irp&Ylx' àv.apbv e?y (Aristole, Métaph, IV, 5; p. 1015, a). C'est lu vers 472 do Théognis, sauf que les mots irp&ftA' iviapôv sont remplacés par -/P^il^''' «v'.r,p6v. Ce genre de variantes est sans importance, d'autaut plus qu'Aristoto cite de mémoire.

tirée par plusieurs savants S que les trois morceaux sont d'Événos et non deThéognis. Mais quelÉvénos?Eratosthène distinguait, paraît-il-, deux Événos de Paros, tous deux poètes élégiaques, Tun plus ancien, dont il ne serait rien resté, et l'autre plus récent, le seul dont les vers se fussent conservés. Celui-ci, souvent mentionné par Platon, vivait à la fin du v® siècle. Les vers àSimonîde, selon Bergk, seraient du premier Événos. Par malheur, ce premier Événos, dont il ne restait rien au temps d*Eratosthène, et que ni Platon ni Âristote n'ont jamais pris soin de distinguer de son homonyme, est un personnage dont Texistence même est plus que douteuse : on sait avec quelle facilité les cbronographes alexandrins dédoublaient les personnages historiques pour concilier tant bien que mal des traditions contradictoires. Il faut donc revenir au seul Événos dont Texistence soit certaine, à celui dont parle Platon. Mais il est bien étonnant, selon la remarque de Bergk lui-même, que l'arrangeur à qui nous devons le recueil de Théognis, et qui ne cite rien des autres élégiaques du v* siècle, ait fait une si notable exception pour Événos. Ajoutons, ce que Bergk n'avait garde de dire, que le second de ces trois morceaux ressemble étrangement, par le fond et par la forme, à du Théognis. Il n*y a qu'une manière, fort simple, d'échapper à ces difficultés : c'est de croire qu'Événos avait emprunté lui-même à Théognis cette sorte de vers proverbe (sauf la très légère modification peut-être qu'on trouve dans Aristote), qu'il l'avait remis en circulation, qu'Aristote l'a cité d'après Evénos sans se rappeler où celui-ci l'avait pris, et que les trois morceaux adressés àSimonide sont réellement de Théognis. Inutile d'ailleurs de se demander quel peut être ce Simonide : nous n'en savons absolument rien.

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