V. 793-796 et
quart des vers de notre recueil gardent le nom de cet ami du poète, il n est nullement téméraire d*en conclure que les trois autres quarts sont en grande majorité authentiques, et que le nombre des vers intrus est relativement peu considérable.
Peut-on aller plus loin ? N'y a-t-il pas encore quelques passages où se trahit une main étrangère, et ne peut-on déterminer avec plus de précision les limites exactes où il faut chercher le vrai Théognis ?
Il y a encore quinze ou vingt vers que des éditeurs ont cru pouvoir attribuer à ArchiloqueS à Thalétas *, à ChiIon^ à Phocylide*, à d'autres encore. Ce ne sont là que des conjectures. Deux vers semblent être d'un poète eubéen inconnu'; six autres d'un poète crétois ^ C'est donc, au total, une trentaine de vers encore à suspecter; mettons-en quarante : tout cela a peu d'importance.
Ce qui en a davantage, c'est desavoir s'il faut attribuer à Théognis les morceaux où parait le nom d'un certain Simonide et les vers erotiques qui terminent le recueil.
Le nom de Simonide ' figure dans trois morceaux dont un, le dernier, est court et peu important, mais dont les deux autres sont parmi les plus étendus et les plus intéressants de tout le recueil. Il est évident que tous les trois sont du même auteur. Or un vers du premier de ces morceaux est cité par Aristote avec une légèn» variante comme étant d'Événos de Paros ^ D'uù cette conclusion