‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 127 sur 514 · THÉOGRITK POÈTE ET ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

THÉOGRITK POÈTE ET ÉCRIVAIN

parfums se conroDdentdans la senteur de l'été: il nomme les arbres qui se penchent sur la fontaine de Bourîna; il désigne avec précision le taureau qui menace, le bouc entier, la vache amaigrie et malade, l'odeur de la présure; il n'a pas de vains scrupules de noblesse et de fausse élégance. II imite le sifflement des bergers rappelant leur troupeau (oi-rTei), et le cri moqueur de la jeune fille qui s'enfuit (norocuXtiÇsi*). S'il parle d'amour, il montre les bras jetés autour du cou (ôyxiî iywt tû '); i! a des expressions d'une tendresse naïve et profonde (tô xaXôv uEfiXnfiivE)'. Avec cela, le mot simple et large qui, d'un seul trait, évoque la grandeur de lamontagne ou de la mer, la douceur du ciel, la fraîcheur de l'ombre, l'abri du rocher. Les épilhétcs smit relativement rares : il n'use guère des composés dithyrambiques qui détonneraient dans , le langage de ses paysans; mais il a des adjectifs expressifs, qui traduisent l'intensité de la sensation, des métaphores vives, des mots qui font image. 11 n'y a rien d'inutile dans cette sobriété pleine et douce, rien d'inutile et rien de trop : chaque trait est juste et fort. Polyphème dit h Galatée :

0 blanche G.Uatëe! Pourquoi repousser celui quit'aime?Tu es plus blanche que la neige, plus délicate qu'un agneau, plus vive qu'une génisse, plus Acre que la grappe encore verte *.

Autour des bords de la coupe que le chevrier offre à Thyrsis, s'enroule une branche de lierre.

Un lierre saupoudré de fleurs d'hélichryae, et sur la bronche souplement enlacée brillent les baies de safran >.

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