‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 128 sur 514 · IdjUe l · texte numérisé non relu

IdjUe l

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Sa phrase est souple comme ce lierre, vivo aussi el légère comme Galaléc. Dans le dialogue, elle est étonnamment libre et coupée; nous avons dit qu'elle brisait le vers suivant ses caprices; «'est pour cela qu'elle le suspend sans cesse au quatrième pied. Dans les dcscrip tions, toujours courtes et sobres, le poète commence d'ordinaire par quelques traits pittoresques, précis, colorés; puis, d'un dernier trait large et simple, il aelièvc le tableau en y mettant l'ellet d'ensemble, souvent même la grandeur :

Sa race remonle à Clytie et à Chalcon lui-même, qui, d« son pied, fit jaillir la source Bourina, le genou bien appujrè flur lu pierre : et, autour de la fontaine, les peupliers et les tilleuls tressaient leur bocugeombreux, inclinant vern ses eaux leur varia uhevelura <.

Ménalque dit à Daphnis:

Les tiésois de Pélops et tout l'or de Crésus n'excitent point mon envie ; je ne me soucie pas de devancer les vents A la course : sous cette roche, je chanterai, t'enlaçant dans mes bras, surveillant du regard nos troupeaux confondus, je chanterai vers la mer de Sicile î.

Et, dans la belle description des Thatysies, citée plue haut, qu'on se rappelle, après l'énumération détaillée des sensations diverses qui s'ajoutent les unes aux autres, le trait fmal, l'image qui couronne le tableau : cette Démêler rustique, qui se dresse souriante, avec des gerbes et des pavots dans les deux tnains.

Mais c'est surtout peut-être dans les parties lyriques dos idylles que se montre le mieux la qualité suprême de la phrase de Théocritc, le rythme haletant, pour ainsi dire, qui est sa marque propre, et qui révèle le poète né pour traduire l'amour. Sa phrase est une musique admi-

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