Cicéron. Ht oral, IIl
!. Épigr. BO ot S* (daoB Anlkol. de Jacobs, t. II, p. )-38). Susemihl. II. p. 531.
ï. Ses œuvres ouTrenl le t. I, de VAnlhotogle de Jacobs. — Sur ■a vie et ses œuvres, v. l'excellente élude d'IIonri Ouvrô, Méléiinre de Gadara, Paris, 1891, Cf. aussi Radinger, MeJeagro* uon Garfara. Berlin, 1807 (article dans Berliner Pkitol. Wockmtchr., 1897, n- W). Arlicin de Sainte-Beuve, Portrait» eonltmporaint, t. V. — Mflfagre ■ été traduit en français par M. Pierre Louys.
i. Épigr. 131 (Jacoba).
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S56 CHAPITRE IV. — L.\ POÉSIE ALEXANDBIXE dans ses oeuvres aux passions qui ont rempli sa vie Ces passions ne sont pas, en général, d'un ordre (r^s relevé. Les éphèbes et les courtisanes qu'il chante dans ses vers n'étaient pas de nature à lui inspirer des accents sublimes. Quelques-uns de ces vers sont obscf'^nes: d'autres sont gâtés par le bel-esprit. Beaucoup ont un mérite de sincérité dans l'émotion, d'ardeur naïvement sensuelle, d'admiration pour la beauté, d'esprit et de verve ingénieuse, qui suffit à les mettre fort au-dessus de la plupart des œuvres du même temps. Quelquefois, il s'élève plus liaut encore ; il a des accents d'une mélancolie et d'une tendresse touchantes. Quand la mort lui eut ravi lléliodora, qu'il avait souvent chantée pour sa beauté et pour son esprit, il sut dire sa tristesse en des vers vraiment beaux ' :
Que mes larmes, jusqne sous la terre, Héliodora, aillent vers toi comme ud présent, comme une relique de mon amour dans l'Adès, larmes «ruelles à verser. Sur ta toml>e tant pleurée, je répands la libalioQ de mes regrets, souvenir de mon amour. Moi, Méléagre, je gémis sur toi, 6 chère morte, douloureusement, bien douloureusement, vaine olTrande à l'Achéron. Hélas, hélas ! où est mon rameau verdoyant si aimé t Adés me l'a ravi. Il me l'a ravi, et celte fleur épanouie a été souillée de poussière. Aht du moins, je t'en prie à genoux, terre nourricière, que cette enfant si regrettée soit par toi, 0 mère, reçue avec douceur sur ton sein et dans tes bras !
La tristesse dos choses humaines, même sans retour direct sur lui-même, l'émeut, et il retrouve quelque chose de cette mélancolie pénétrante pour chanter une jeune mariée morte le jour de ses noces '. Il a parfois des expressions d'une douceur exquise ^ Ailleurs, il dit avec une grâce infinie les fraveurs douloureuses de