‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 175 sur 514 · SA PHILOSOPHIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

SA PHILOSOPHIE HISTORIQUE

Celle cnquéle impartiale et critique sur le détail des faits ne suffit pourtant pas encore h l'historien. 11 faul qu'il ait une philosophie, c'est-à-dire une conccpLioD générale des choses, qui le dirige dans l'étude des faits particuliers. Il reproche quelque part à Timée de manquer de philosophie >. La philosophie que réclame Polybc n'est d'ailleurs pas celle de telle ou telle secte spéciale : c'est plutôt un ensemhle de vues générales sur les lois qui gouvernent l'enchaînement des faits historiques. On parle quelquefois do son stoïcisme, de ses relations avec Panétios ^ Il y a quelque vérité dans ces indicalions; mais il ne faut pas en exagérer la valeur. L'espril philosophique, tel que l'entend Polybe, n'est le prisonnier d'aucune secte; il se réduit à quelques notions trts importantes, mais très simples, qui sont plutôt la marque d'une intelligence vraiment scientifique que celle d'un adepte du stoïcisme éclectique de Panétios ou de tout autre.

Ces notions directrices sont les unes plutôt théoriques, et tes autres plutôt des conséquences des premières, transportées dans le domaine de l'histoire.

A ses yeux, l'ulililé fondamentale de l'histoire réside dans la découverte des causes qui relient les événements les uns aux autres. Si les faits historiques étaient l'effet d'une volonté capricieuse ou d'un hasard inintelligible, la connaissance du passé serait inutile. Ce qui fait que l'histoire est un enseignement, c'est que les faits particuliers dont elle présente le tableau dans le passé sont liés entre eux par des rapports de cause à effet qui ont une valeur permanente et qui intéressent l'avenir comme

), polybe, XII, Ï3, & («çaiooçot).

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