V. notamment
i. Eiflmploa: 111, 9; lU, !0, etc. V. aussi sa critique toute ■ pr3ginat[que • d'un rûcit de bataille de Callisthâne, XII, 17-18.
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ÉRUDITION, CRITIQUE, IMPARTIALITÉ 27S lopémeo, un Scipîon. Il a vu eu oulre de nombreuses archives '.Il cite quelquefois les documents in-extenso'. )1 en a trouvé lui-même plusieurs d'un vif intérêt et s'en est servi de la manière la plus savante pour redresser les erreurs de ses prédécesseurs; par exemple quand it énumère, d'après une table de bronze de Lacinium, l'état des forces d'Annibal V Cette érudition précise et solide devient ainsi pour lui un moyen do critique.
Ajoutons enGn qu'il est impartial. Jamais historien n'a eu plus nettement conscience de ses devoirs à cet égard et ne s'en est exprimé avec plus de noblesse. < Dana la vie ordinaire, dil-il, de certains égards sont permis : un honnête homme doit aimer sa patrie et ses amis : il doit s'associer à leurs haines et à leurs afTections : mais quand une fois on rcvèt le caractère d'historien, il faut oublier tous les sentiments de ce genre; il faut souvent louer ses ennemis et les exalter, ou au contraire convaincre d'erreur et poursuivre des reproches les plus vifs ceux qu'on aime le mieux *. » Cette belle profession de foi n'était pas à ses yeux un vain discours : elle fut la règle constant^ de sa conduite. Comme homme, il lutte pour l'indépendance de sa patrie aussi longtemps qu'elle eal libre, et, après ladéfaite, il rend à SCS concitoyens tous les services qui sont en son pouvoir. Mais, comme historien, il juge leurs fautes et leurs erreurs avec une sévérité aussi clairvoyante qu'attristée, de même qu'il dit sans détours son admiration pour Rome.