ce. Susemihl, II, p. iSS-iiO
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DENÎS DE THBA.GE; TYRANNION
La grammaire et la philologie ne sont guère davantage du domaine de la littérature proprement dite. Noions cependant, ici encore, des efforts méritoires et d'incootcslables progrès.
Le grand grammairien de ce temps est Dooys de Tbrace, le véritable organisateur, sinon le fondateur, de la science grammaticale dans l'antiquité. Cette science, nous l'avons vu, avait débuté au v* siècle, avec les premiers sophistes. Elle avait ensuite été cultivée par les écoles philosophiques, surtout par les stoïciens, et avait dû de nouveaux progrès aux philologues alexandrins. Mais c'est Donys de Thrace qui t'a codifiée, pour ainsi dire, et qui lui a donné sa forme définitive pour Je longs siècles. — Denys était né à Alexandrie, d'une famille d'origine thrace ', un peu avant le milieu du M* siècle. Il fut l'élève d'Aristarque. Puis il s'établit à Rhodes, devenue un centre philosophique, littéraire et artistique très brillant, et y enseigna la « grammaire », au sens grec du mot, c'est-à-dire ta philologie tout entière*. Il composa probablement divers écrits exégétiques analogues à ceux de son maître Aristarque, dont on voit qu'il critiqua parfois les idées '. Mais l'ouvrage qui a fait sa gloire est un Traité de grammaire, une T^,v)] ■ypa[A[taTut:n, qui fut le premier essai tenté pour coordonner la science grammaticale jusque là éparso, et pour en présenter un exposé systématique, court, facile