‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 21 sur 514 · THÉOPHRASTE · texte numérisé non relu

THÉOPHRASTE

pondant l'anecdote do la marchande d'he^s.:qui,.à,.un léger accent, le reconnut.pour élraoger. -Suivant une autre anecdote, Aristote aurait réédité à son «ujct., en l'opposant à Callistliène, le mot de Platon- sur Aristote lui-même ol sur Xénocrate, dont l'un avait besoin, du mors et l'autre de l'éperon*. Sauf ua exil: momeotané en 318, lors de l'édit de Démétrius Poliorcète contre Les écoles de philosophes, sa vie se passa sans événements, toute remplie par l'enseignement et par la composition de ses livres. 11 eut, dît-on, dans sa longue vie, jusqu'à deux mille disciples.: on cite parmi eux, en dehors^ des philosophes proprement dits, l'orateur Dinarque- et l'homme d'état Démétrius de Phalèrc. Ses écrits funsnt en nombre immense. Diogène Laërce enéoumërcprésdc deux cent quarante, dont quelques-uns fort étendus. Même en faisant, dans ce catalogue; une large -part aux doubles emplois et aux fausses attribut ions^ dont èeauvoup sautent aux yeux, il reste encore, une somme, d'écrits surprenante. Quand on en pareourtles -titres^ on voit que Théophraste, comme Aristote, avait l<ou»hâ à toutes les parties de la science. Son œuvre est une encyclopédie. Il a traité de métaphysique, de logique, de{)0lilique.de morale, de rhétorique,de poétique; de aoMOces naturelles; il en a traité dogmatiquement et liistor^uemeot; il a cherché le vrai pour son compte cL raj^xirté les opinions des autres. Une foule de ces tilres.'jMHit somblabtes à ceux des traités d'Aristoto :■ ThéopJwaate repasse sans cesse sur les traces de aon maître ,)^<ip«ur éelaircir, pour compléter, pour a{^ro[6ûdir, pourivaiPrleH faits de plus près et étudier les'opinions ^antérieures. Ce qui l'a le moins occupé, c'est la recherche méta^yc^que proprement dite. Nous en avons dit la raison i>J« L^éo a toujours cru qu'Aristote avait «tleint'snr ca^paÀit la vérité totale. Parmi les plus importants çt Ips phiS';Qéli*

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bres de ses ouviages, aujourd'hui perdus, citons seulement : les vingt-quatre livres Sur les lois, qui faisaient pendant au recueil des Constitutions d'Anslole^ ; dix-hail livres Sur la physique ; seize livres sur les Opinions des physiciens; puis des ouvrages plus courts, mais dont les titres éveillent la curiosité et les regrets : Sur les proverbes. Sur le ridicule, Sur ta comédie. Sur l'action oratoire, etc.

Il nous reste aujourd'hui de Théophraste deux ouvrages complets îles flecAerc^es sur /es^/ante5(nepî finSv ïaTopiai), en 9 livres, et Les causes des plantes (llepî fur^y «mûv), en 6 livres; en outre, les célèhres Caractères, dont la vraie nature soulève un problème assez délicat. Enfin de nombreux fragments , dont quelques-uns sont fort étendus, notamment un morceau tiré do sa Métaphysitjue ', et un autre * (i^epl otioWicewî xoti m^X aicS'/iTûv) qui est tout un chapitre de son ouvrage perdu sur les Opinions des Physiciens. Cet ensemble est assez considérable pour que nous puissions nous faire une idée nette de ses qualités de savant et d'écrivain.

Comme savant, Théophraste n'est pas un de ces esprits qui ouvrent des voies nouvelles. Il est plutôt de ces travailleurs habiles et actifs qui, s'engageant à la suite d'un maître dans la route frayée par son génie, l'achèvent, l'élargissent, en explorent les alentours. Dans celte tâche encore belle, il apporte de rares qualités : d'abord une information prodigieusement étendue*, ensuite beaucoup de (inesse, de bon sens, d'ordre et de clarté. Il n'a pas d'autre théorie métaphysique que celle d'Aristote; il ne

1. Cf. R. Dareste. Le traUé del Loit de TMophraite. Paris, 1810, {extrait de la Rtoue de LégUlation) ; essai le reconstitution da plan de l'ouvrage.

t. Fragm. XII CWlmmer).

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