‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 211 sur 514 · Leltrt à Cn. Pompée, ch. m · texte numérisé non relu

Leltrt à Cn. Pompée, ch. m

î. Denys (ch. i, fin) dit qu'il dilTére, pour répondre an désir de

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366 CHAPITRE II- — D'AUGUSTE A DOMIIIEN fauts de la critique de Denys, à cûlé de ses qualités. Nod seulement les reproches essentiels qu'il fait à Thucydide dénotent une inintelligence absolue du vrai rôle de l'hislorien et de ses devoirs, mais la manière même dont il juge son style trahit une critique trop peu habituée à tenir compte des temps.

A cet écrit se rattache, de ta manière la plus étroite, U Seconde lettre à Atnmœos, sur les particularités de Thucydide (Ilspi Twy ©ouxuSiSou iSiufLZTuv). L'auteur y reprend en son entier un des passages principaux de l'écrit précédent, et, pour répondre à un désir d'Ammteos, il le justifie par des citations. C'est donc en quelque sorte une « leçon » écrite, et c'est ce que Denys indique luimême en nous prévenant qu'il donne ici à la critique la forme « scolastique », au lieu de ta forme « épidictique » {c. 1, fin). Rien ne nous fait mieux voir, d'ailleurs, combien ses jugements étaient estimés dans le cercle de ses amis, et combien on tenait à le faire expliquer en détail sur certaines hardiesses.

Outre ces écrits, venus jusqu'à nous, Denys en avait composé d'autres du même genre, qui se sont perdus. Il cite par exemple {Caract. de Thucydide, c. 2) un traité Sur la philosophie politique, dans lequel il semble avoir opposé la philosophie des orateurs, celle qui est l'aliment naturel de l'éloquence, à la philosophie des écoles, réservée aux gens du métier, et dont il faisait sans doute peu de cas. Çà et là, il annonce des ouvrages en projet ou en préparation, qui peut-être n'ont pas tous été réellement écrits ' . Le traité Sur le choix des mots,

Tubéron. l'acfaèvemcnt de son étude sur Déaiosthène. 11 s'agit évidemment là de lu si^conde partie de cette étude, «tpt ir;; npa^itaniiiî

1. Pur exemple, <lans lu préface de &qs Éludea sur Ua anc. orateur*, il annonce des obsurvulions analogues sur les historiens. Daos le Jugem. tur Lyiiat (ch. xii et siv), il remet certaines discusûons

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DENYS D'HALICABNASSB THÉORICIEN 367

qui est annoncé dans lo tlepl •ntvdJueu;, a dû être achevé et publié, car il est cité par le scoliaste d'Hcrmogène *. Quiutilien (IX, 89), parait faire allusion à un écrit spécial Sur les Figures. Enfin, il n'est pas impossible que Denys eût composé une Rhétorique ' ; mais celle que nous possédons sous son nom n'est qu'un assemblage tout artificiel de morceaux de difTéronts âges, dont aucun peutêtre ne provient réellement de lui '.

11 ressort de cette simple énumération que Denys, tout en écrivant beaucoup, n'a jamais su concentrer sa doctrine ni réunir ses observations dans une grande œuvre de théorie littéraire ou de critique, comparable par exemple à V fmtitution oratoire de Quintilien. Son Traité de l'imitation, aujourd'hui perdu, semble avoir été ce qu'il composa en ce genre de plus considérable. Ses au-

Bpéciales à no antre ouvrage plus technique snr le même orateur. Cf. Itén, S; Première Ulli-e à Ammseot, 3,

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