Walï, ahel. gr., t. V. p. *8fi
!. Certaines citations anciennes peuvent su rapporter en cITet à cet ouvrajtc. Quintit. m, I, 16, et dans les Bhet. grasci de Walz, m. 611; V. Î13; vi, 17; vu. 15; mais iL n'j a rien là de très certain, et on esl i-lonno, si Denys avait composé une Rhétoriquf, de voir qu'il n'y renvoie dans aucun passage de ses ouvrages subsis-
3. On y distingue à première vue trois éléments : 1* un traité Des fjrmes du diicourt épidlcCique (cli. i-vii), déillé à un certain Échécrale; cet écrit, où il est question de l'orateur Nitostrale, qui vivait sous Marc-Aurèle, aeniblft être de la lin du second siècle ; 3* deux chapitres Sur le ditoour) figura (itip\ tôIv ta]()])j.aT(V[jivuv Utui), le second (cb. ■£) n'étant qu'une réJuctiun plus développée du premier (cli. viii). Rien ne prouve, mais rien non plus u'cmpèche de croire que ces deux morceaux ne soient une œuvre de la jeunesse de Denys ; 3* deux morceaux qu'on pourrait appeler les leçons d'ouverture de deux cours de rhétorique. Le premier (ch. x), traite des défauts à éviter dans les exercices oratoires (|uXETr,|uiTaU l'auleur y annonce un Traili lur l'imitalion, qu'il a l'intention de composer, et c'est évidemment ce qui a fait attribuer cet écrit à D^nys ; en réalité, nous n'y retrouvons ni ses idées, ni sa manière. Le second {ch. xi) esl relatif à la méthode critique ; malgré la différence du tiCro, il olTre de nombreuses ressemblances avec le précédent et sembli; bien être du même auteur.
jM,Googlc
368 CUA.PITRE IL — D'AUGUSTE A DOMITIEN trcs écrits ne sont que des études isolées, qui tournent autour des mêmes idées, plutôt qu'elles ne développent une doclrino suivie et persocnelle.
Comme théoricien de l'art d'écrire et comme critique, Denys procède de tous ses devanciers, des érudits d'Alexandrie et de Pcrgamc, et aussi desphilosophes péripatéticiens. Il a pris aux premiers, outre ung;rand nombre d'observations de détail >, tes méthodes même de la critique d'authenticité; aux seconds, leur Domenclature technique et les idées qui s'y rattachaient. Mais, en remontant jusqu'à Aristote et à Théophraslc, dont il dut particulièrement mettre à profit les études sur le style, il a donné peut-être à la critique, — autant du moins que nous pouvons en juger aujourd'hui — plus de valeur littéraire. Comme les péripatéliciens, il entrevoit l'imporlanco de l'hisloiro dans l'appréciation des écrivains et de leurs relations mutuelles; il fixe des dates, il distingue des à^es successifs; mais, pas plus qu'eux, il ne sait tirer parti de ses connaissances historiques pour étudier dans le détail les transformations morales de chaque auteur, les progrès ou le déclin de son talent, pour le remettre dans son milieu, puur rechercher ce que son œuvre a dû aux circonstances. La psychologie d'ailleurs ne lui fait pas moins défaut que l'histoire. Jamais il ne songe à chercher l'homme dans l'écrivain, encore moins à expliquer l'un par l'autre. Par suite, sa critique reste sèche et scolastique : chaque genre a pour lui des règles (xavova;) * et comporte un certain nombre de qualités- les unes nécessaires, les autres simplement utiles ou agréables, qui sont cataloguées dans sa tête, comme elles l'étaient dans les traités spéciaux. Étudier UD écrivain, de ta façon qu'iU'entend, c'est donc se poser
1, Voir sur ce point VÉpilogat d'Usener dans son édilioD du Dip'i fLitiV"** • st> e" K^néral, sur Denys critique. Egger, Hitt. delà Cril., p. ÏS7.