‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 214 sur 514 · Bill. prim. de B., 1, viii · texte numérisé non relu

Bill. prim. de B., 1, viii

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tes comparer et enfin les faire passer dans son récit'. 11 déclare lui-nième qu'il a lu el extrait les annalistes romains les plus renommés, Catnn, Fabius Piclor, Valérius d'.\iitium, Licinius Maccr, les lEHus et lesGcllius, les Cajpurnius, et beaucoup d'autres '; et en effel. toute la substance bistorique de l'ouvrage de Deiiys est empruntée à leurs écrits. Il a, par là mémo, une valeur documentaire incontestable, puisqu'il nous a conservi'. plus complètement que Tite-Livc, une foule de tciiioignagcs précieux, qui représentent tes traditions romaines, telles qu'elles s'étaient conservées ou créées peu à peu. Seulement, s'il a fait prouve d'exactitude dans ri? travail, il n'en a pas moins manqué des qualités de jugement qui lui étaient indispensables pour le mejicr à bien. Rien cliez lui de cette intelligence vive et intuitive qui aurait pu suppléer en quoique mesure à l'aitsence d'une véritable métbode critique. 11 rapporte les vieilles fables, sans y croire, il est vrai, maissant^se montrer capable de deviner ce qu'elles contiennent de réalité. Les combinaisons mythiques qui plaisent à son patriotisme rencontrent chez lui une indulgence purrile : il ne veut pas douter que les Romains ne soient les descendants d'anciens colons grecs établis dans le La- Lium. Nulle recherche personnelle sur ces questions d'origine; suivant pas à pas les vieux annalistes, il refait leur récit à sa manière, sans avoir plus qu'eux le sens exact de l'évolution naturelle des choses. Ses exposés de mœurs et d'institutions, clairs et bien composés, lont sans profondeur et sans cohésion. Incapable de profiter des exemples do Polyhe, il se montre aussi dénué qu'on peut l'être do philosophie politique et de vues originales, dans une entreprise qui no pouvait s'en pas-

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