Suidas, Kawiïioc Denys, lellre à Fompit, ch. m
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CÉGILIUS 375
d'esprit et de caractère qui était propre à ccllfl suciété. Ses passions do critique étaient singulièrement vives, et elles lui dictaient parfois d'étranges jugements. « Il aimait Lysias plus que lui-même, nous dit l'auteur du Traité du sublime, mais il détestait l'iaton plus encore qu'il n'airnait Lysias<. » Voilà un trait qui délinit uo homme. Au demeurant, plus lettré qu'aucun autre, et, autant qu'on peut en juger, supérieur à Denys en hardiesse et en variété d'aperçus *.
Comme critique, Cécilius semble avoir pria à tâche de faire connaître, d'expliquer, do louer et d'enseigner l'atticisme. Il avait signalé les mérites de la langue atlique dans une sorte de lexique raisonné ( 'ExIoyt) W- Çhw xa-vi oToiyeïov), qui semble avoir porté aussi le titre de KiùXifpi'JxyrJYti ^. Sa grande passion pour Lysias et sa haine do Platon pourraient faire craindre, il est vrai, qu'il n'ait compris l'atticisme d'une manière étroite, à la fai;on de Licinius Galvus et de Itrutus. Mais il faut remarquer qu'une certaine malveillance à l'égard de Platon était alors chose commune chez tous les rhéteurs; rivaux des philosophes dans l'éducation, il leur était désagréable qu'on leur proposât, comme modèle d'écrivain. UQ philosophe. Kt quant à Lysias, tout en l'aimant avec une sorte do prédilection, Cécilius pouvait no pas méconnaître en quoi il était resté inférieur aux orateurs de la génération suivante. Ce qui doit faire croire qu'il pensait ainsi, c'est qu'il s'occupa dans ses écrits, non de lui spécialement, maïs do tous les orateurs attiques, et plus particulièrement même de Démosthènc. Dans un traité Sur les dix orateurs ailiques (Ilast toO /apotxrôpoï