Autohingr:. ch, iv
3. 11 n'y a rien à rouclure de ce que les frag. 68 et 09 sont purs- ' ment et simplement des pages de Denys d 'It al ica masse. CclaJoil provenir d'une erreur du scribe qui eompoiaït bs Exctrpia de Constantin PorphyrogOncte; il a niis sous le nom de Nicolas re fini était de Denys. On ne saurait admettre que Nicolas ait ainsi trans- ' crit lilléraUineHl des passages d un ouvrage tout récent, au risque de se faire dil-niasquer et dénoni-er par les lellrés envieux qui n* devaient pas manquer autour de lui.
jM,Googlc
NICOLAS DE DAMàS 39d
m^lho<le.. autant que nous pouvons en juger, consistait plul6t à refaire assez librement, en conteur et en me ralislo,les rûcils qu'i] venaitde lire. Traitant l'histoire, sinon comme uq roman, du moins comme une malière littéraire el philosophique, il visait avant tout à composer une narration agréable et instructive : pour cela, il y insérait des discours de sa façon, arrangeait les caractères et les rôles, choisissait entre les traditions, et se plaisait à moraliser élégamment à propos de Orésus ou <ie Cyrua '. C'était en somme la manière de faire de presque tous les historiens du temps, quand ils Irailaient des fails anciens, et la seule chose qui distinguât Nicolas de Damas, c'est qu'il semble l'avoir pratiquée avec plus de désinvolture, en sa double quahlé de philosophe et de l>el esprit. Toutefois, lo caractère de l'a^uvre duf clianger nécessairement, lorsque l'anteur arriva aux événements de son temps. Ilérode et sa politiqut^ tenait une grande place dans les derniers livres ; et, sur tout cet ordre de faits, Nicolas était lui-même un témoin des mieux instruits. Il est donc certain qu'il se doniiaît, dans toute cette partit' di- son récit, l'j;ir d'un ho inne qui suit le fond des choses; mais il ne l'est pas moins qu'il les présentait de manière à plaire à son niailrc. Joseph le traite ouvertement de llalteur ' ; nous aurions deviné qu'il en était ainsi, quand même ou ne nous l'aurait pas dit. C.o vi)Iumincux ouvrage était donc, à Ions les points do vue, un ouvrage médiocre. Mais il était facile à lire et dispensait de beaucoup d'autres. Liela explique la faveur dont il jouit à Byzance ^
I. V'oyt>;! les lonifs extraits qui Tormcnt los fmcini'nts GO-IT? dans Us H'aloricî minores.
i. Aaliij. juivf, XVI, 7, i. Voir tiiut li- )>nsaagei?l not'iminenl la (in : ■
Kl'anruoins. il lui a fait de nombreux emprants dans la partie de ' ina Anli^uilé juive qui se rapporte â Ilérode i>t à s<'S Tila.
il. L'empereur ConetanliD Porphyro^énète eu fit recueillir de nomtireox extraits dans ses diverses compilations. Toutefois Din>
jM,Googlc
ail I
Outre son histoire universelle, Nicolas de Damas avait encore composé une Vie d'Auguste, une Autobiographie, uo Becueil de traits de mœtirs, et divers écrits philosophiques.
La Vie d'Auguste (B(oç Kawapo;), dont il nous reste des morceaux étendus, se compose aujourd'hui de deux grands fragments. Le premier, publié par Henri de Valois (Paris, 1834) d'après un manuscril de Tours, comprend le récit de la jeunesse d'Octave, de son éducatioa et de ses rapports avec son père adoptif, Jules César '. Le second, emprunté à un manuscrit de TEscurial, a été copié par E. Miller, qui le signala dans soa Catalogue des mss. de l'Escurial (Paris, 1819), puis publié par Feder (Darmstadt, 1850) d'après une copie qu'il en avait faite lui-même antérieurement ' : c'est le récit do la conjuration contre César, do sa mort, du débarquement d'Octave en Italie et de ses premiers actes, jusqu'aux préparatifs de sa lutte contre Antoine. L'auteur, dans CCS pages, se montre aussi Qalteur à l'égard d'Auguste qu'il l'avait été dans son Histoire universelle à l'égard d'Hérode. Mais il donne quelques renseignements précis qu'on ne trouve pas ailleurs, ot sa narration se lit on somme avec intérêt ^
dorf (HiiC. min., PràS., p. IV) pense qu'A ce moment nne bonne par*
tie de l'ouvrage avait déjà péri. Pbotius, patt. citi, semble n'en
connaître que la première partie, qu'il appelle 'Asoupiox^ Inoplsi.
i, C'est un eitrail tiré du recueil deConsta.iitia For pb y ragé ne le
Tltpi àp(Ti^( xai xaxii;.
S. Cf. Frag. Hisl. grsee., t. III, p. i27, d'apréa la copie de E. Miller. Ce long et important fragment est extrait du recueil de Conitantin Porphyrogénéte llep) tmeouXûv.
3. E. Egger, dans son mémoire Sur le* hialorien* dAuguate (Paris, I8i3), a étudié celte Vit d'AuguMte-.ina.xs on n'en connaissait alon que le premier Tragment: ce qui a induit le savant critique à méconnaître le vrai caractère de l'œuvre. — Ch. Millier, ouv.àii, en a bien apprécié la valeur : Multa suppeditant (re^i^uta ej'uj) qaa aliunde comperta non babemus... ; alia, qnœ a Suetonio, Appiano, Plutarciio, Dione, Velleio paucia tanguntur, uberina narrant; alU alio eiponunt ordine.
jM,Googlc