NICOLA.S DE DAMAS
De Y Autobiographie (citée par Suidas ^sous le litre Ilapi tSiou pion xxi ta; éawro-j -rfurfrii, il nous reste six fragments étendus i. Tout ce qu'on peut en dire, c'est que la vanité de l'auteur s'y montre avec la plus amusante naïveté. Poussée à ce point, l'admiration de soimême désarme la critique.
Le Becneil de traits de mœurs ('E8ûv <!v*x\vrçn) nous a été conservé par Slobée dans son Florilège. C'est une simple collection de particularités curieuses sur les mœurs d'une cinquantaine de peuples, recueillies sans critique cliez un grand nombre d'historiens, de géographes et de voyageurs. Photius nous apprend qu'elle était dédiée au roi Hérode ',
Les écrits philosophiques do Nicolas semblent avoir été assez nombreu.x. Ils se rapportaient presque tous à la philosophie péripatéticienne, dont il faisait profe.ssion, et la plupart n'étaient même probablement que des commentaires sur diverses œuvres d'Arislote. Nous n'en connaissons que quelques titres '. On a supposé de nos jours que le Traité sur les Plantes, en deux livres, qui fait partie de notre collection aristotélique, était l'œuvre de Nicolas *. C'est là une simple conjecture, qui n'a pu
I. Les deux premiers sont tiras de Saidas, v. 'Avtlnatpa; at Hixiltat; les quatre autres du même ms. de Tours, dàjk cité, OÙ il* flgurent dans les extrails itip\ àpii^( xal xiiiiîa(.
I. Pbotius. Bibl., 189. Il note les emprunts aux biatorlens d'Aleiandre et à Conon.
3. SiiDplicius, dans son commentaire d'Ëpiclète, ch. ixxvii, ctte un truilé lIsplTùvivraCt irpixtixoTfxaXûv. Le mime auteur, dans ses ierilssnr Àrislote, cite des traités Sur la ptiilotophie d' ArUtote, Sur fci diau. Sur la phHotophie première, une paraphrase de la Mélaph^ue, du traité Sur te elel et du traité Sur CAmt. Ces Iragmeuts ont été recueillis par Roeper \Lectionei Abulpharagiana, Dantzig, lUi, p. 35't3). — Dioi^ne Laerce (X, i) cite Nicolas de Damas puni les philosophes qui ont combattu Les doclrinea épicuriennes.
4. Sicolai Damaiceni de plantii liiri duo, édtt. Meyer, Leipzig, lUI ; vojez la Prérace. Zeller, Phil. d. Griechen, t. 111. p. 98. note I, j T«rrait plutdt ud extrait remanié d'on ouvrage de Nicolas. —Ou
Hittoir» d» la Lit!, grscqu*. — T. V, 26
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402 CHAPITRE II. — D'ADGUSTE A DOMITIEN être sérieusement démontrée; elle semble peu justiGée par la comparaison entre cet ouvrage et les fragment» authentiques de l'ami d'Hérode.
Déjà, chez Nicolas de Damas, à côté de l'hislorieii ou du prétendu historien, nous entrevoyons, ne fût-ce que par le Recueil de traits de mœurs, l'érudit curieuxet le collectionneur. C'est qu'en effet, tandis que legoùldu tempsélargitii'un côté i 'histoire en y faisant entrer tous les peuples et tous les siècles, i) tend d'un autre coté à la compléter par une foule de menues infurmalioDS. L'érudition alexandrinc survit, très active, et elle suscite des antiquaires, des fureteurs, qui amassent des renseignements sur toute sorte de choses, pour le simple plaisir de les amasser.
Un des plus illustres représentants de cette classe de savants fut un JS'umide, le roi Juba * . Fils du roi de Numidie Juha I, qui avait combattu à Thapsus dans les rangs des Pumpéiens et qui s'était donné la rnort après la défaite (4() av. J.-C), il fut emmené tout enfanta Rome et figura dans le triomphe de César. L'éducation très soignée qu'il reçut par la volonté du vainqueur fit de ce barbare un Grec des plus instruits. Tout jcuno encore, il combattit avec t)ctave contre Antoine, et, pour le récompenser de ses services. Octave lui rendit le royaume de son père (29 av. J.-C); il lui donna en outre pour femme Cléopàtre Séléné, fille de la célèbre
a aussi attribué à Nicolas Ietrail6 pseudo.aristotoliquc IIipi lieliou; mais celte opinion somlile aujourd'hui abandonnée. Voir Sa- Bomilil, Gesch. d. Griech. Literal. in der Aiexandrinerzril, t. II. p. 32B.
I. Suiiiaa, "liSaç; Siralion. VI, p. 283; XVII, p. 8Ï8, 831; PluUrque. César. 55; Antoine. 87. Plino. V, I, 1. Appien, G. cto. u. lOt; Dion Gassius. xli, 15; Lin, 26. Voir dans Fragm. Sistor. grmcor. t. III, p. *65, ta notire sur Julia. et surtout La Blanchére, Dtrtge Juba régis Jubg filio, Pans, 1383.
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