‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 231 sur 514 · MOUach, t. II. p. iS · texte numérisé non relu

MOUach, t. II. p. iS

*. Fragments conservés dans les Ecloga de Stobée ; édlti^s successiTement par Mûllacb, t. II, p. 53-llï, et Diela, Dùxngraphi gr., p. *47 et suit. Cf. les ProUg. du même. p. 69 et sniv.

5. Sénéqne, Ad lUareiam, ch. iv, nous a donné la traduction entière d'un assez long fragment de la Coruolalion qu'Areios avait adressée & Livïe après la mort de Drusus (9 av. J.-C).

B. Encycl. de Ersch et Gruber, ApoUoniot: F. G. Baur, ApoUoniot wid ChrUlut, Tubinger Zeitscb. t. Tbeol., 133!; aottBcb\vig, Apoi-

jM,Googlc

414 CHAPITRE II- — D'AOGDSTE A DOMITIEN Taile avec sa ilégeiide dans le cours du second siècle, el bUc s'est achevée au troisième par la biographie que composa l'Iiilostratc. Nous reparlerons de lui à propos de cet écrit. Quant à ses œuvres littéraires, elles ctaienl [>eu nombreuses et nous n'en possédons à peu prés rien. 3a Vie de Pythagore a été utilisée par Porphyre et Jamblique '; le dernier en analyse même un assez long passage, tout le récit de l'expulsion des Pythagoriciens de Sybaria, qui semble confus et négligé. Le traité de îa Divination astrologique (IlEp'. [iavveia; àarépwv), cité par PbilosLrate, est entièrement perdu '. En revanche, Euîèbe nous a conservé quelques lignes d'un écrit Sur Its tacri/ices ^, qui semble avoir fait partie d'un ouvrage Stcndu, intitulé Théologie {Ssdkrfix). Dans ce curieux morceau, animé du plus pur esprit pythagoricien, Tau- Leur condamne les sucriliccs et recommande la prière silencieuse de la raison. Si la pensée est belle en ellemême, le tour est d'un écrivain médiocre. Enfin Apollonios, selon Phlloslrale, avait écrit un grand nombre le lollres *, que son biographe déclare avoir mises à profit, el dont il cite en elTet un certain nombre; niallieureuscmcnt, colles qu'il cite font justement suspecter

tonio» iron Tyana, Leipzig, 1889. Pauly-Wisaowa. Apolionios, 96. - On a lonfilemps admis qun Pbîlostralo avait voqIu établir ano sorte ie parallèle cnlrH ApoUonioa et Ji^sus-Christ. Ce poinl de Yue Mt jjoDéralomeût abandonné aujourd'hui. Voir plus loin, ch. iv, à [iropos de Phiiostrate.

1. Porphyre, Vie de Pylhag.,i; Jamblique, Fie pylhagorieiftmt, i5i-26(.

8. Philostrate lui-même ne le connaissait que par Mœragenèi Vie d'Apoll.. LU. il).

3. Eusèhe, Prépar. it-angét., IV, 13. Mcme morceau. Démo-tir. ivangél. . III. 3, sous ce titre : ix tÏ|; 'AjcoWuviou toO Tuiï^mî eioloTias.

4. rie d'Apollon., I, 2 : 'EnioïtXXi Sj.paffiÀiOm, oof i»Tiii(, çiloooîon. 'Hitioiî, iiifoic. 'lySot;. Aï-ruirtioi;, ûnip Biûv, Oslp iifliiv, vrip 'ii|iu)ï, :tiip' o!( ô ti ànapTàïOiro {irriviipao-j. Dana ses préceptes sur 0 genre épislolaire, Phiiostrate (t. Il, p. 201, Bibl. Teuhner/ le cile :o[iime un des modèles à imiter.

jM,Googlc

TABLEAU DE CËBËS 415

le recueil lout entier. Nous en possédons 77 d'une autre collection, dont on n'a encore démontré définitivement ni l'authenlictté ni la fausseté'.

A la série des écrits pytliagoriciens de ce temps doit être probablement rattachée la courte el célèbre composition allégorique connue sous le hom de Tableau de Cébès (KÉêTito; ïïîvaÇ). Nos manuscrits l'attribuent au philosoplio pylliagoricien Cébès de Tbèbcs, évidemment à celui qui figure dans le Phédonde Platon, et nous voyons par diverses citations de Lucien (Salariés, 42 ; Maître de rhétorique, 6) que celle attribution était admise au second siècle î. En réalité, l'autbenticité n'en ost pas soulenablc, bien qu'elle ait été longtemps admise, et même encore de notre temps; non seulement parce que l'auteur nomme les bcdoniques et les péripatéticiens(c. 13) et cite les lois de Platon (c. 33; cÂ.Lois, VII, 808 I). K), mais plus encore à cause du caractère général de l'ouvrage. Quoi qu'en soit l'auteur, il est probable qu'il a voulu imiter une composition analogue du stoïcien Cléanlhe '. Son sujet est la description et l'explication d'un tableau allégorique que deux élrangcrs admirent dans un temple de Cronps, oii il a été consacré autrefois parun Pytliagoricicn (c. 1 et 2). Ce tableau est une imago de la vie humaine, oti'explicalionqui en est donnée constitue toute une doctrine de salut'. L'idée essentielle, c'est que l'bomme entre dans la vie, plein d'illusions (c. i)); il est séduit par le plaisir ou par la fausse science, et s'il s'y attache délinitivement, il est perdu; il s'y épuise et

1. Réunies dana le Philostrate de Kayser, Bibl. Tcubner, t. I, p. 3(6 et snlv., et dans les Epislotog. grxci do Hercher, Paris. IRTS (Bibl, Didûli.

î. Voir, pour la bibliographie do sujet .Susomihl, Oriech. Lit. in iif Aitxandrineri^U, I, p. !5, note 66.

Page 1