POÉSIE DRAMATIQUE
faisait, déjà grand tort à la tragédie, fit au dobut du secoQil siècle, d'après le témoignage de Dion, on no ropréseolait guère lea pièces classiques qu'abrégées, eo laissant de cùtû toutes les parties cbantécs ' . lien était sans doute de mémo de la comédie. Nous ne connaissons pas noa plus do poète comi(|uc de ce temps. Mais nous savons qu'on jouait des pièces de la comédie nouvelle en certaines circonstances, dans de somptueux ban<]uets par exemple *, et sans douto aussi sur les théâtres.
Toutefois, lin genre voisin de la comédie, le mime, semble avoir eu alors un regain do succès. Dans la lin du règne d'Auguslo probablement, ou sous TibèrCj parut un Iionime, qui sut réunir à un haut degré les qualités de fantaisie, d'invention et d'observation satirique qui font le poêle mimique, sans parler des dons propres de l'acteur, qu'il y joignait peut-être. C'est l'hilistion, io PrusQou de Nicée, qui, malheureusement, nous est bien mal connu'. Suidas nous dit qu'il avait composé des comédies biologiques (xw^twSiot; [iio>,oyizi;), c'est-à-dire sans doute des scènes qui imitaient la vie sous ses aspects ridicules, pluldt que des pièces à proprement parler. C'étaient donc des mimes sous un nom nouveau; et il parait en effet que quelques-unes au moins de ces comédies s'appelaient, d'un nom d'ailleurs obscur pour nous : y[\-3x^fij\r,-:xi. *. Pliilistion laissa la réputation
git 14 de Lragûdjes et <lo comédies deslinéos h âlrn lues devant un auditoire de sophistes et comparables à celles de Si^nèque.
1. Diûo Cbrysost., Discours XIX, p. 437, Heiako; T^; TpifvBiat là fly \a-pifA û; îaixc [livei, Uy» ïï ^à ix|iSiîa' xa\ toÙcuv iiipi) Su(iiviv iv iO(( Biâtpoi;' ta SI lUilaiiÛTtpa i^ippùiixt là itipl îà [itXi].
S. PInlarque. Propos dt table, VII, 8. ch. m et iv.
3. SuiJas. 4()joTiuv, notice manifestament g&tùe par des erreurs de plaaieurs aortes.
'■>■ La notice do Suidas donne à penser que ces pièces furent réu- Dits en UD voinme intitulé l'Ami du rire (û fiXa'riXuO avec cette dédicace burlesque : Au barbier (El; xiv KoupîaJ, sans doute parce que l'auteur entendait lai rendre ce qu'il lui avait emprunté.
Hitt. de ia LItt. gracqne. — T. V. 29
jM,Googlc
450 CHAPITRE IL — D'AGGUSTE A DOMITIEN d'un auteur à la bouffonnerie irrésistible ■. Il nous reste sous son nom un assez grand nombre de scnteocca; mais beaucoup paraissent provenir plutôt du poète comique Pbilémon, par suite d'une confusion de noms qui prouve d'ailleurs la notoriété do Pltilistion '.
La poésie didactique, si en honneur dans la période alcxandrine, continue à végéter au début do la période suivante, sans rien produire de saillant. Il suffit d'enregistrer sans commentaire des œuvres de simples versificateurs, telles que le poème d'Iléliodore Sur tes merveilles de l'Italie ('ÏTx>.ixi BxCji.zix),dont il nous reste un fragment relatif aux eaux chaudes de Pouzzoles ', ouencorcceiui d'Andromachos, médecin en ebcf de Kéron, sur un antidote composé par lui *. D'autres, qu'on pourrait y joindre, n'offriraient pas plus d'intérêt *. Le danger de
1. Marlial, Ep. II, tl, rGCommande à nne femme qui monlrail ie TilaineH dents quaod elle riait, de fuir les mimes du facdlieu listion, < mlmos ridiculî Philistionls >. Une épigramme {Aalli«i. Pal., VII, tùS) célèbre sod souvenir comme celui d'un des ( lateurs de la tristesse ttumaioe.
2. Tvûiiai HtvâvGpDu xa\ ^iXifftiuivo;, senlences à moitié barbares, Anecd. de Boissonade, t. I. p. 147-153, réimprimées dans l'Arislophaoe Didol, p. tOS ; sentences dans Stobée. FloHIeg., Àppmd. Flot. 15, 31 et 16, sa (voir aussi 3, 13}. Nous avons, sous le titre d< Compar.iaoa de Minandre et de Pkilislion (^i'jxpiati Mtvivtpo'j u ^iXiTiiuvo;), un écrit, en deux recensions, qui contient des seolences comparées de Ménandre et du prétendu Philîslion (pulilié par Sludcinund, Ind. WratiBl., 1SS7;. 11 est certain qu'il s'agit ici de Philùmon, mais il est probable que le recueil a été grossi de penaéca de Philistion ; voir C. Graux, Choricii apolugia mimonan, 18, i (Rev. de Philol., 1377) et Th. Kock, Comic. allie, frag., t. 111, Priefal., p. IV.